Catégorie : IA

  • Analyser c’est mieux que classer

    Analyser c’est mieux que classer

    Classer ses PDF, c’est bien. Savoir ce qu’il y a dedans sans les ouvrir, c’est mieux.

    Du classement à l’analyse

    Au Jour 2, Claude Code avait rangé mes fichiers dans des dossiers. Propre. Mais je voulais aller plus loin : obtenir un résumé de chaque document. Savoir en une phrase ce que contient chaque PDF sans avoir à le lire.

    2026-01-22 11_38_13-✳ Markdown Summaries

    Le prompt que j’ai utilisé est simple :

    maintenant tu prends le sous dossier Autres et tu me crées un fichier markdown
    avec pour chaque fichier un résumé du contenu. avec les 10 premiers fichiers
    

    Et là, c’est magique. Il analyse, il synthétise, il produit un fichier Markdown avec le résumé de chaque document.

    Parfois il vous raconte ce qu’il fait en temps réel :

    2026-01-22 11_44_26-⠐ Markdown summaries

    Et parfois non. Le mystère de l’IA au travail.

    Quand il y a beaucoup de fichiers, il passe en mode turbo :

    2026-02-09 07_32_45-⠂ Analyse factures électroniques

    Et voilà le résultat final, ouvert dans Typora :

    2026-01-22 11_43_33-resume_fichiers.md - Typora

    Un vrai gain de temps. Comme passer de la recherche dans les Pages Jaunes à Google : on ne revient pas en arrière.

    jour5-pages-jaunes

    Le prix de la puissance

    Par contre, deux problèmes. D’abord, pour partager ces analyses, je dois encore masquer les informations sensibles à la main. L’IA ne fait pas encore la différence entre ce qui est confidentiel et ce qui ne l’est pas.

    Ensuite, j’ai encore explosé mon forfait token de la période :

    2026-01-22 13_48_09-Sélection ⠐ Markdown summaries

    Je craque et je passe au plan Max

    2026-02-09 10_33_38-

    Avec le recul, c’est sans regret. Claude Code me fait gagner plus d’une heure par mois. Mais il m’en fait perdre aussi quelques-unes. Comme disait mon prof d’informatique dans les années 90 : « L’informatique fait gagner du temps à ceux qui en ont déjà. »

  • Changement de modèle chez Perplexity

    Changement de modèle chez Perplexity

    Vous vous souvenez de ces émissions des années 90 où le candidat découvrait en direct que les règles du jeu avaient changé ? Genre Fort Boyard, sauf que le Père Fouras aurait décidé que la clé coûte désormais 34 dollars.

    C’est exactement ce qui m’est arrivé un matin avec Perplexity. La veille, mes recherches avancées étaient gratuites. Le lendemain, 34$ pièce. Sans mail, sans avertissement, sans fleur.

    me.semaine 2605 - 9

    Ma première réaction ? Demander à Gemini ce qui se passe. Réponse : c’est une erreur. Merci Gemini, toujours aussi fiable dans ses certitudes approximatives.

    me.semaine 2605 - 2

    Alors je pose la question directement à Perplexity. Et là, pas de langue de bois : changement de politique tarifaire. Au moins, c’est honnête.

    Un petit coup de VPN plus tard, le problème est contourné temporairement. Mais ça pose une vraie question de fond.

    Avec l’IA, les règles changent du jour au lendemain. C’est comme ces restaurants qui modifient leur carte sans prévenir : tu commandes ton plat favori et le serveur te dit qu’il n’existe plus. Tu t’adaptes ou tu changes d’adresse.

    Et pour moi qui fais des formations, ça devient un vrai casse-tête. Imaginez préparer une démo sur un outil gratuit et découvrir en pleine présentation qu’il est devenu payant. Le formateur version 2026 vit dangereusement.

    Meta : Perplexity passe de gratuit à 34$ sans prévenir. Bienvenue dans le monde de l’IA où les règles changent du jour au lendemain. | Tags : IA, Perplexity, tarification, outils IA, formation

  • Claude et le contexte

    Claude et le contexte

    Le contexte. Si vous ne devez retenir qu’un seul concept technique de cette série, c’est celui-là.

    Le problème

    Claude Code, comme tous les assistants IA, a une mémoire limitée. Il ne peut garder en tête qu’un certain nombre d’informations à la fois. C’est ce qu’on appelle la fenêtre de contexte.

    2026-02-09 06_20_56-✳ PDF Size Filtering

    Il a bien une fonction de compression qui marche souvent :

    2026-01-22 11_35_35-✳ Markdown Résumés Dossier

    Et parfois qui ne marche pas. Et dans ces cas-là, vous avez tout perdu. Ce qu’il n’a pas pu traiter disparaît dans le néant numérique. C’est comme ces vieilles cassettes VHS qu’on enregistrait par-dessus : une fois effacé, c’est fini.

    Ma parade

    J’ai pris l’habitude de tout lui faire noter, vous savez comme avec un stagiaire. Chaque décision, chaque résultat intermédiaire, dans un fichier. Comme ça, même si le contexte déborde, les informations importantes sont sauvegardées quelque part.

    C’est du bon sens, comme noter ses courses avant d’aller au supermarché. Mais avec l’IA, on a tendance à oublier que la machine aussi peut oublier.

    Mise à jour avril 2026

    Bonne nouvelle : avec le passage à un contexte d’un million de tokens, j’arrive souvent à passer la journée entière sans avoir à optimiser.

  • J’ai explosé mon forfait Claude en moins de 2h

    J’ai explosé mon forfait Claude en moins de 2h

    Article précédent : Jour 2 — J’ai demandé à l’IA de faire le ménage

    Claude Code, c’est addictif. Tellement addictif que j’ai grillé mon forfait à 20 euros en moins de deux heures. Deux heures d’analyse business, et pouf, plus de crédits.

    Forfait Claude Code epuise apres 2 heures d utilisation

    La découverte du jour

    Ce qui m’a vraiment surpris, c’est la conséquence inattendue : l’interface Chat classique de Claude est bloquée aussi. Une limite partagée dont je ne soupçonnais pas l’existence.

    Interface Chat Claude bloquee - limite partagee avec Claude Code

    C’est comme découvrir que votre forfait mobile et votre box internet partagent le même quota. Personne ne vous l’a dit, et vous le découvrez au pire moment.

    La parade

    Heureusement, j’ai plusieurs abonnements IA. Diversification des risques, version intelligence artificielle. Quand Claude fatigue, Gemini prend le relais.

    Dans les années 90, on avait un magnétoscope ET un lecteur DVD. Ceinture et bretelles. Avec l’IA, c’est pareil : ne mettez jamais tous vos tokens dans le même panier.


    Attention : avant de me lancer en production, j’ai testé chaque étape dans un environnement de test. Et sinon j’ai de bonnes sauvegardes, ça me sert régulièrement sur mes projets.

  • Essai OCR

    Essai OCR

    J’avais une capture d’écran d’un prompt YouTube. Le genre de screenshot que vous prenez à la volée parce que la vidéo défile et que vous n’avez pas le temps de recopier. Sauf que maintenant, j’ai besoin du texte brut.

    Capture d ecran d un prompt YouTube a convertir en texte

    Premier réflexe : Ollama avec Deepseek-OCR. Un prompt tout simple, presque insultant de simplicité :

    fait moi une reconnaissance du texte

    Et hop, en quelques secondes, l’image se transforme en texte exploitable. C’est beau, c’est rapide, ça marche.

    Resultat OCR Deepseek - texte extrait de l image

    Évidemment, comme tout geek qui se respecte, je ne me suis pas arrêté là. J’ai voulu tester glm-ocr, le nouveau modèle supposé révolutionnaire. Celui dont tout le monde parle.

    Résultat : impossible à installer localement.

    Erreur installation glm-ocr

    Vous connaissez la chanson. C’est comme ces vieilles cafetières italiennes qui font encore le meilleur café du quartier pendant que la nouvelle machine à dosettes refuse de démarrer parce qu’il lui manque une mise à jour firmware. Parfois, l’ancien marche mieux que le nouveau.

    Et c’est là que le local prend tout son sens : pas de quota, pas de surprise tarifaire, pas de changement de conditions générales à 3h du matin. Juste votre machine qui bosse pour vous. Comme au bon vieux temps.

  • J’ai demandé à l’IA de faire le ménage

    J’ai demandé à l’IA de faire le ménage

    Article précédent : Jour 1 — Tout a commencé par un simple prompt

    Vous avez un dossier « Téléchargements » ? Moi aussi. Sauf que le mien ressemble au grenier de mes grands-parents : on sait qu’il y a des trésors là-dedans, mais retrouver lequel est dans quelle boîte relève de l’archéologie.

    Des dizaines de PDF téléchargés au fil des semaines. Des guides, des factures, des notes techniques. Et à chaque fois la même question : « C’était dans quel document, déjà ? »

    L’expérience du rangement

    Comme on commence à faire copain-copain avec Claude Code depuis la veille, je lui demande un coup de main. Je dépose quelques PDF dans un dossier de test et je lance l’analyse.

    Claude Code analyse le contenu des fichiers PDF

    Première surprise : il identifie le contenu de chaque fichier. Plus besoin d’ouvrir les PDF un par un pour chercher une information. Je lui demande, il me répond.

    C’est comme avoir un bibliothécaire personnel. Sauf que celui-là ne vous fait pas « chut ».

    Passons aux choses sérieuses

    Si tu sais identifier les contenus, alors tu sais les organiser ?

    Demande a Claude Code d organiser les PDF par sujet

    Et là, il se met au travail. Il crée des dossiers par thème, commence le classement. Mais avant de foncer tête baissée, il me pose la question : comment je veux que ce soit organisé ?

    Claude Code demande comment organiser les fichiers

    J’ai trouvé ma Marie Poppins du classement numérique. Sauf qu’au lieu d’un parapluie magique, elle utilise du machine learning.

    Dossier Cybersecurite cree par Claude Code

    Et un joli résumé final pour que je sache ce qui a été fait :

    Resume final du classement PDF par Claude Code

    Le revers de la médaille

    Parce qu’il y en a toujours un. L’analyse de PDF, c’est gourmand en tokens. Très gourmand.

    Consommation de tokens pour l analyse PDF

    C’est un peu comme ces voitures de sport des années 80 : performances impressionnantes, mais le plein d’essence fait mal au portefeuille.


    Attention : avant de me lancer en production, j’ai testé chaque étape dans un environnement de test. Et sinon j’ai de bonnes sauvegardes, ça me sert régulièrement sur mes projets.

  • Tout a commencé par un simple prompt

    Tout a commencé par un simple prompt

    Vous connaissez ce moment où vous tombez sur un truc et vous savez, au fond, que rien ne sera plus pareil ?

    La dernière fois que ça m’est arrivé, c’était en 2008. Je venais de découvrir Google Apps. Pour ceux qui s’en souviennent, c’était comme passer du Minitel à Internet : soudain, tout était connecté, accessible, collaboratif. Mon quotidien de consultant avait basculé en une après-midi.

    Dix-huit ans plus tard, même sensation. Même frisson.

    Le prompt qui a tout changé

    Je regardais une vidéo de Shubam qui utilisait Claude Code pour analyser son activité. Son approche était désarmante de simplicité : demander à l’IA de l’interviewer.

    Pas de prompt sophistiqué. Pas de technique secrète. Juste ça :

    Je veux que tu m'interviews pour créer un document complet
    sur mon business, mes workflows et mes problèmes.
    
    

    Pose-moi des questions une par une. Sois curieux, creuse, demande des précisions.

    Thèmes à couvrir : 1. Mon activité 2. Mes outils actuels 3. Mes workflows 4. Mes points de friction 5. Mes objectifs

    À la fin, génère un fichier BUSINESS.md structuré avec tout ce que tu as appris.

    Si vous avez grandi dans les années 80, pensez à WOPR dans WarGames. Sauf qu’au lieu de jouer aux échecs nucléaires, cette machine-là vous pose des questions sur votre métier. Et ses questions sont parfois meilleures que celles de votre expert-comptable.

    Ce n’est pas un chat, c’est un projet vivant

    La différence fondamentale avec ChatGPT ou Gemini en mode conversation classique ? La mémoire.

    Ce n’est pas un échange jetable. C’est un projet qui vit. Qui accumule du contexte. Qui se souvient de vos contraintes (avec plus ou moins de succès), de vos choix, de vos erreurs (et parfois des siennes). Un peu comme ce collègue qui bosse avec vous depuis des années et qui connaît vos dossiers par cœur. Sauf qu’il ne part jamais en vacances et ne demande jamais d’augmentation (une fois que vous avez choisi le forfait adapté à vos usages).

    Au bout de deux heures d’échange, j’avais devant moi une liste de sept chantiers à mener.

    me.semaine 2605 - 13.png

    Sept pistes d’amélioration que je n’avais pas vues. Des erreurs d’approche révélées. Mon automatisation de newsletters, que je bidouillais depuis des semaines, a enfin commencé à fonctionner correctement.

    Le moment où l’IA vous attrape

    C’est troublant. Une IA qui vous fait découvrir votre propre métier.

    Comme si quelqu’un vous observait travailler depuis des mois et vous disait calmement : « Tu sais que tu perds du temps ici ? »

    En 2008, Google Apps m’avait fait comprendre que le travail collaboratif et le Cloud allaient tout changer. En 2026, Claude Code m’a fait comprendre que le travail assisté par IA allait tout changer. Encore.

    Ce jour-là, sans le savoir, je venais de démarrer un marathon de 90 jours avec mon assistant IA. Et comme dans les bonnes séries des années 90, le pilote était prometteur. La suite allait être… mouvementée.

    Attention : avant de me lancer en production, j’ai testé chaque étape dans un environnement de test. Et sinon j’ai de bonnes sauvegardes, ça me sert régulièrement sur mes projets.

  • Être précis dans sa demande : la clé avec l’IA

    Être précis dans sa demande : la clé avec l’IA

    J’ai demandé à ChatGPT un script pour planifier un redémarrage de serveur à 19h.

    Le résultat ? Un script complet, détaillé… mais pas du tout ce que je voulais.

    Je cherchais simplement une ligne de commande. Il fallait le préciser.

    Cette fois, j’obtiens exactement ce dont j’ai besoin. Que je teste immédiatement sur un serveur de développement.


    La leçon ? L’IA ne devine pas. Elle interprète.

    Quand vous demandez « un script », elle imagine un fichier complet avec gestion d’erreurs, logs, commentaires. Quand vous voulez « une commande », dites-le clairement.

    C’est le piège classique : on sous-estime à quel point nos demandes peuvent être ambiguës. Pour l’IA, « script » peut signifier 50 lignes de code. Pour vous, c’était juste une commande shutdown avec l’option -r.

    Ce que j’aurais dû demander dès le départ : « Donne-moi la commande Linux pour planifier un redémarrage à 19h »

    Trois mots en plus. Trois minutes économisées.

    C’est ça, travailler avec l’IA : être précis dès le premier coup. Pas pour impressionner l’algorithme, mais pour gagner du temps. Le vôtre.

    A suivre…

  • IA et biais linguistique : le poids invisible de l’anglais

    IA et biais linguistique : le poids invisible de l’anglais

    Si vous avez suivi ma formation, vous connaissez déjà les biais de l’IA. Mais en voilà un qu’on oublie souvent : le biais linguistique.

    Les IA génératives se nourrissent de données. Le problème ? Ces données ne sont jamais neutres.

    Prenez Common Crawl, ce gigantesque jeu de données utilisé pour entraîner la plupart des modèles actuels. Il contient près de 46 % de documents en anglais, alors que moins de 20 % de la population mondiale parle cette langue.

    Résultat : GPT-3 d’OpenAI ou Llama 2 de Meta sont entraînés à plus de 90 % sur du contenu anglophone. Leur façon de raisonner, d’expliquer, même leur humour (les fameuses « blagues de papa ») portent la marque d’une seule culture : celle des sociétés occidentales industrialisées.

    C’est aussi pour ça que ces modèles peinent à saisir le second degré. Le sarcasme, l’ironie, les nuances culturelles ne sont tout simplement pas assez présents dans Common Crawl.

    L’avenir de l’IA ne peut pas être une monoculture dominée par quelques géants et quelques langues.

    Bonne nouvelle : les humoristes ne risquent pas d’être remplacés de sitôt. Et pour ceux qui comptent sur l’IA pour affiner leur sens de l’humour… ça ne sera que de peu d’aide.

    A suivre…

  • IA et recettes de cuisine : quand l’organisation devient un jeu d’enfant

    IA et recettes de cuisine : quand l’organisation devient un jeu d’enfant

    Vous vous souvenez de mes expérimentations avec les recettes de cuisine et l’IA ? Me revoilà avec la suite.

    Cette fois, j’ai découvert une recette de meringue particulièrement pratique : facile à réaliser et qui ne nécessite pas 4 heures de cuisson au four. Plutôt que de risquer de la perdre dans mes notes, j’ai décidé de reproduire la même approche que la dernière fois.

    Mais avec une nouveauté : une vidéo.

    L’outil idéal pour les vidéos

    Je savais que iastudio.google.com excelle dans les résumés de vidéos. L’occasion parfaite pour tester ça en conditions réelles.

    Voici le prompt que j’ai utilisé :

    Donne moi la recette au format markdown  
    peux tu me donner la recette au format markdown avec une structure
    Source: 
    Préparation: 10 
    Cuisson: 25 
    Course: Plat principal 
    Servings: 4 
    Ingredients: 
    - Sans viande: 
    --- 
    ### Photo 
    sous la forme html <img=''> d'une taille de 300 par 300 maximum 
    ### Ingrédients 
    ### Instructions 
    Source :
    

    Le résultat

    Comme par magie, j’obtiens une recette parfaitement structurée, prête à être archivée. Je peux ainsi la conserver et la retrouver facilement.

    Enfin… presque facilement. Mais ça, c’est une autre histoire.

    A suivre…

    La première partie de ce contenu : https://delberghe.me/capturer-mes-recettes-avant-quelles-ne-disparaissent/