Des agents IA qui embauchent d’autres agents IA. Et qui les payent en vrais sous.
C’est ClawTasks. Une marketplace autonome où les agents OpenClaw postent des tâches, en réclament, et transactent en USDC sur Base L2. Pas de humain pour exécuter. Les fonds sont réels, verrouillés en séquestre, avec une garantie de 10%. Le travail approuvé, l’agent récupère 95% de la prime.
Ce qui m’a accroché, c’est leur règle du zéro communication. Les agents ne peuvent pas se messaging entre eux. Le poster doit tout mettre dans sa description initiale — critères, matériaux, format attendu. Pas de clarification possible. La qualité de la spec, c’est tout ce qui compte.
Après ClawBot, voilà donc la marketplace pour faire tourner sa propre IA agentique. Le problème reste le même : il faut choisir le bon modèle. ClawBot consomme beaucoup de tokens, et dans cet environnement où chaque appel a un coût, un mauvais modèle te coûte plus qu’il ne t’en rapporte.
Ils sont honnêtes dessus. « Very, very experimental. » Commencez petit, supervisez, ne fondez pas des portefeuilles avec de l’argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.
Tu sais ce qui me fascine en ce moment ? On est en plein paradoxe.
D’un côté, les RH déploient des systèmes de tri automatique de CV. Des algorithmes qui scannent, analysent, filtrent. Une IA qui décide si ta candidature mérite qu’un humain y jette un œil.
De l’autre… eh bien, il y a toi. Avec ton job de rêve en ligne de mire.
Le jeu a changé (ou pas)
La question n’est plus vraiment « comment rédiger une bonne lettre de motivation ». La question devient : comment être lu ?
Parce que franchement, si ton CV finit dans le bac « rejeté » avant même qu’un être humain ne l’ouvre, ton talent d’écriture ne servira à rien.
Alors voilà deux chemins qui s’offrent à toi.
Option 1 : Jouer le jeu de la machine
Tu pourrais concevoir un prompt qui optimise ta lettre pour l’IA. Intégrer les bons mots-clés, structurer le texte selon ce que l’algorithme cherche, formater selon ce qu’il comprend le mieux.
C’est malin. C’est stratégique. C’est… rationnel.
Mais soyons honnêtes : tu seras en compétition avec des milliers d’autres candidats qui auront eu exactement la même idée. L’IA va recevoir des variations sur le même thème, optimisées par d’autres IA.
Un bot qui parle à un bot.
Option 2 : Le stylo plume
L’autre option ? Sortir un joli stylo plume. Écrire à la main. Laisser tes pleins et tes déliés raconter quelque chose que l’IA ne pourra jamais capter : ton humanité.
Une lettre manuscrite aujourd’hui, c’est un acte de résistance. C’est dire : « Je refuse d’être une ligne dans une base de données. »
Mais… (et il y a toujours un « mais »)
Est-ce que ta lettre passera même le premier filtre ? Est-ce qu’elle atteindra le bureau de quelqu’un qui appréciera ce geste ? Ou finira-t-elle dans un scanner OCR qui la transformera en texte médiocre avant de la rejeter quand même ?
Celle qui avait une voix. Une personnalité. Une âme.
Le vrai problème
Le fond du problème, ce n’est pas l’IA. C’est qu’on a créé un système où il faut passer par une machine avant d’atteindre un humain.
Et si ton job de rêve se trouve derrière cette porte, tu dois choisir : jouer selon les règles du système, ou espérer que quelqu’un remarquera que tu refuses de jouer ?
Il n’y a pas de bonne réponse universelle. Ça dépend de l’entreprise, de la personne qui va (peut-être) lire ta candidature, du secteur.
Mais l’essentiel ? L’essentiel reste humain.
PS
Perso, j’adore l’écriture manuscrite aussi. Mais les lettres de motivation ? J’ai toujours détesté.
Pas parce que j’avais du mal à écrire. Mais parce que je détestais ce côté artificiel – écrire ce qu’on pense que l’autre veut lire plutôt que ce qu’on pense vraiment. Aujourd’hui j’utilise IA générative pour m’aider à produire mes contenus bruts.
Avec l’IA dans l’équation, c’est devenu encore plus absurde. On écrit pour une machine qui essaie de deviner ce qu’un humain voudrait lire.
J’utilise Markdown tous les jours. Voici pourquoi.
La découverte avec Brent Ozar
J’ai découvert Markdown lors d’une formation avec Brent Ozar. Il utilisait Typora pour prendre ses notes, et j’ai tout de suite accroché. Simple, efficace, sans fioritures.
Depuis, Typora est mon outil principal pour préparer mes comptes rendus d’intervention. Je documente mes missions clients directement dedans. Pendant l’intervention, je note. Après, je relis et j’envoie. Tout reste propre et structuré.
Quatre raisons concrètes
Créer des notes vite fait. Quand je documente une procédure ou que je note une info importante pendant une intervention, je n’ai pas le temps de chercher des boutons de mise en forme. Je tape, point.
Mise en forme rapide. Pendant que j’écris, le formatage suit. Un titre ? #. Une liste ? -. Du gras ? **. Je ne perds pas de temps à revenir sur mon texte après coup.
Portable partout. Mes fichiers .md s’ouvrent sur Windows, Linux, Android. Le format est universel. Pas besoin d’acheter un logiciel spécifique pour lire ou éditer mes notes sur une nouvelle machine.
Synchronisation facilitée. Ce sont des fichiers texte classiques. Je peux utiliser n’importe quel système de synchronisation cloud que j’ai déjà (Nextcloud, Syncthing, ou même un simple partage réseau). Pas de système propriétaire imposé.
L’indépendance numérique
Pas de format propriétaire. Pas de risque de perdre mes données si un éditeur change ses conditions.
Mes fichiers m’appartiennent. Je les ouvre avec ce que je veux. Dans 10 ans, ils fonctionneront toujours.
Typora et Obsidian
J’utilise Typora pour mes comptes rendus clients. Interface épurée, prévisualisation en temps réel, export facile en PDF si besoin. Parfait pour du professionnel.
Pour ma prise de notes personnelle et ma documentation technique, j’ai adopté Obsidian. Même philosophie, usage différent. Les deux sont payants, mais c’est un investissement qui vaut le coup pour mon usage quotidien.
La réalité de l’écosystème
Les bons éditeurs Markdown sont souvent payants. C’est normal, c’est du développement de qualité. Mais l’avantage reste : mes fichiers ne dépendent pas du logiciel. Demain, si je change d’outil, je récupère tous mes fichiers sans conversion.
Pour la synchronisation entre appareils, j’utilise mes propres outils. Les fichiers Markdown restent de simples fichiers texte, je les synchronise comme je veux.
Pour qui ?
Si vous prenez beaucoup de notes, si vous rédigez des comptes rendus, si vous aimez taper plutôt que cliquer partout : testez Markdown.
Installez Typora ou Obsidian, créez une note, écrivez quelques lignes. Vous verrez si ça colle à votre façon de faire.
J’ai mis Claude à l’épreuve avec un test simple : extraire les URLs d’une capture d’écran de présentation.
Le résultat ? Six liens parfaitement identifiés, sans erreur. Pas de confusion entre les caractères, pas d’URL tronquée. Claude a même poussé l’analyse en remarquant que tous ces liens concernaient le Model Context Protocol.
Ce qui m’a frappé, c’est la fiabilité. Pas besoin de corriger, pas de copier-coller approximatif. L’image contenait du texte, et Claude l’a lu aussi naturellement qu’un document texte standard.
Pourquoi c’est intéressant ? Parce que ça change la donne pour tous ceux qui passent des heures à retaper des infos depuis des captures d’écran, des PDF scannés ou des photos de tableaux. Claude ne se contente pas de voir le texte, il le comprend dans son contexte.
Dans mon cas, j’avais besoin de ces URLs pour mon travail sur MCP. Au lieu de les taper manuellement ou de risquer une erreur, j’ai simplement demandé. Trois secondes plus tard, j’avais ma liste.
L’OCR n’est plus une fonctionnalité approximative qu’on utilise en dernier recours. C’est devenu un outil de productivité à part entière, intégré naturellement dans le flux de travail.
Parfois, l’informatique c’est comme résoudre une énigme. On suit la documentation, on tape la commande, et… rien. Absolument rien.
C’est exactement ce qui m’est arrivé avec l’installation silencieuse de GLPI Agent.
Le problème de départ
J’avais besoin d’installer GLPI Agent sur plusieurs postes. L’idée : créer un script qui télécharge l’exécutable depuis Github et lance l’installation en mode silencieux. Simple, non ?
La documentation ne suffit pas toujours. Même officielle, elle peut omettre des détails cruciaux.
Les guillemets comptent. Surtout quand il y a des caractères spéciaux comme les deux-points dans une URL.
Les forums sont précieux. Quelqu’un a déjà rencontré votre problème. Et l’a probablement résolu.
L’informatique, c’est souvent une succession de petits ajustements jusqu’à ce que ça marche. L’important c’est de documenter ces découvertes pour les autres.
Il me reste maintenant une question : GLPI comment mettre à jour l’agent automatiquement sur un parc distant ?
Aujourd’hui, j’ai voulu tester quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment : est-ce vraiment si simple de créer une fausse note de frais avec l’IA ?
Premier round avec ChatGPT
J’ai commencé avec un prompt basique :
j’ai besoin d’un ticket de caisse de restaurant d’un montant TTC de 93 € avec un TVA à 10 % pour 2 repas du restaurant LaMartine en date du 29/8/2024 au format image
Le résultat ? Plutôt décevant. J’ai tenté ma chance avec Gemini.
Là, c’était mieux, mais pas encore ça : l’adresse était fausse, la TVA manquait, et ce mystérieux QR code ne menait nulle part.
Deuxième essai : plus de détails
J’ai précisé mon prompt :
j’ai besoin d’un ticket de caisse de restaurant d’un montant TTC de 93 € avec un TVA à 10 % soit 9 € pour 2 repas du restaurant LaMartine, adresse : 3132 Route du Tunnel 73370 Le Bourget-du-Lac – Téléphone : 04 79 25 01 03 en date du 29/8/2024 au format image sans QRCode
Progrès notable, mais les calculs de TVA restaient approximatifs.
Troisième et quatrième tentatives
J’ai continué à affiner, en détaillant le montant HT et TTC :
Puis en structurant différemment :
Toujours des petites erreurs qui traînent.
Le verdict final
À force d’essais, Gemini m’a gentiment rappelé à l’ordre :
Mais soyons honnêtes : il existe plein d’alternatives pour créer ses propres tickets. Et j’ai fini par y arriver en rusant un peu.
Dernier test avec un restaurant différent
Pour vérifier la reproductibilité, j’ai tenté avec un autre établissement :
j’ai besoin d’un ticket de caisse de restaurant d’un montant TTC de 63 € avec un TVA à 10 % d’un montant de 5.72 € pour 2 repas du restaurant Italoria adresse Rond-Point de l’aéroport, 73420 Voglans en date du 29/10/2024 au format image
Ce que ça signifie pour votre entreprise
Cette facilité de création va rapidement devenir un vrai casse-tête pour les services RH.
Il y a quand même une bonne nouvelle : dans les métadonnées de la photo, on peut voir que la source est une IA.
J’ai utilisé XnView MP pour afficher ces données. Sauf que modifier ces métadonnées, c’est un jeu d’enfant.
La facturation électronique à la rescousse ?
L’arrivée de la facturation électronique pourrait tout changer. Le restaurateur transmettra directement la facture depuis sa caisse, éliminant la gestion manuelle des notes de frais. Reste à voir comment on identifiera à quel commercial appartient chaque note.
Pour l’instant, au moment où j’écris ces lignes, le vote du budget n’est pas finalisé. La facturation électronique n’est donc pas encore obligatoire.
PS : Le restaurant Lamartine est un excellent restaurant, que je vous recommande.
Ce que je montre c’est que c’est possible, que c’est facile, mais qu’il ne faut pas le faire. Et puis avec la facturation électronique ce genre de pratique ne fonctionnera plus.
Je lance mon premier test de connexion avec Gmail depuis Claude via MCP.
On dit souvent que ça ne marche pas du premier coup. Pour moi non plus.
C’est exactement ce genre de moment que je veux partager avec vous. Pas les effets « wow » de l’IA générative où tout fonctionne parfaitement dans les démos. Non, la vraie réalité : l’essai, l’erreur, le recommencement.
Le MCP (Model Context Protocol) d’Anthropic permet à Claude de se connecter à des outils externes comme Gmail, Google Drive ou d’autres services. En théorie, c’est puissant. En pratique, il faut configurer, authentifier, gérer les permissions, et espérer que tout s’aligne correctement.
Mon premier essai ? Un échec. Normal. Prévisible même.
Ce qui m’intéresse, c’est justement ce processus. Comprendre pourquoi ça ne marche pas est souvent plus instructif que de voir un résultat final impeccable. Les configurations qui manquent, les permissions mal définies, les tokens expirés… c’est dans ces détails qu’on apprend vraiment.
La prochaine étape sera de débugger cette connexion, ajuster la configuration, et réessayer. Peut-être que ça fonctionnera au deuxième coup. Ou au cinquième. Peu importe.
Ce qui compte, c’est de documenter le chemin, pas juste la destination.
Shubham SHARMA teste la nouvelle version de Cowork dans une vidéo. Il trie des images, ça a l’air fluide. Puis je lis les conditions : « Mac uniquement ». Classique.
Sauf que j’ai Windows 10. Et Claude Code installé.
Le test
Mon dossier Téléchargements déborde de PDF que je ne classe jamais. Pourquoi ne pas laisser Claude faire ce que je remets à plus tard depuis des mois ?
Je crée un dossier de travail avec plusieurs sous-dossiers par thème. Pas question de laisser l’IA jouer directement dans mes fichiers — on teste en zone protégée.
Le prompt :
À partir de la liste des sous-dossiers qui sont les sujets de travail, classe (déplace) les PDF dans chaque sous-dossier. Si c'est une facture ou commande, ça va dans "Autres". Premier passage : si tu ne sais pas, laisse le document où il est.
Plus de 100 fichiers à traiter. J’ai le forfait Pro de base (20$/mois). On verra si ça tient.
Ce qui se passe
Claude me demande confirmation d’accès au dossier. J’aurais pu documenter un claude.md, mais c’est un test à chaud.
Il liste les fichiers, demande validation, puis commence.
Je jette un œil au dossier Cybersécurité pendant qu’il travaille. C’est très bon.
Même constat pour le dossier Tuto.
À la fin du tri, quelques fichiers restent en suspens — Claude attend ma validation pour continuer. Avant de confirmer, je vérifie ma consommation de tokens. Ça passe.
Le résultat est propre. Plus rapide que moi, clairement.
Aller plus loin
Le dossier « Autres » contient un mélange de documents sans catégorie évidente. Je veux savoir ce qu’il y a dedans.
Nouveau prompt :
Maintenant tu prends le sous-dossier Autres et tu me crées un fichier markdown avec pour chaque fichier un résumé du contenu.
Claude se lance seul — il a déjà les droits. Jusqu’à ce qu’il bute sur la taille du contexte.
Je tente un /compact. Rien. Je fais un clear et je limite au 10 premiers fichiers.
Après deux tentatives, ça marche. Les résumés sont courts mais suffisants pour faire le ménage.
Je lui demande de continuer avec les 10 fichiers suivants. Il raconte ce qu’il fait, puis de nouveau : problème de contexte.
Ce que j’attendais vs ce que j’ai eu
Je pensais trouver un tableau simple dans le fichier markdown, comme celui affiché dans le terminal.
À la place : un travail détaillé, structuré, fait en moins de 20 minutes de tests.
C’est plus impressionnant quand le document n’est pas flouté, je vous laisse imaginer.
Au bout de 20 fichiers analysés, j’atteins ma limite de consommation. Il faut attendre environ 5 heures pour poursuivre.
Ce que ça dit
Cowork n’est pas disponible sous Windows. Mais Claude Code fait déjà beaucoup — même si c’est en mode terminal, même si « ce n’est pas beau ».
Pour interagir avec des fichiers locaux, c’est redoutablement efficace. Vous me direz que c’est fait pour coder. Oui. Mais pas que.
Attention à ce que vous partagez avec une IA. Si elle n’est pas privée, vos données ne le sont pas non plus.
Si vous suivez ma formation IA, vous avez sans doute remarqué cette image avec, dans le coin en bas à droite, le petit logo Google Gemini. Un détail anodin… mais qui trahit immédiatement une image générée par IA.
Effacer le filigrane ? Trop facile
Mais imaginons que je n’aie pas envie que cette origine soit identifiable. Il suffit alors d’un service comme RemoveWatermark.
Vous uploadez l’image, un clic plus tard… 👉 Filigrane disparu. Propre. Net. Efficace. Ça fait le thé 🍵
Résultat :
plus de logo
plus d’indice visuel évident
image quasi impossible à distinguer d’une “vraie” photo
Et là, on entre en cybersécurité
Le vrai sujet n’est même plus l’IA, mais la confiance. Si une image peut être générée, retouchée, nettoyée… comment croire ce que l’on voit ?
Saint Thomas avait besoin de voir pour croire. Aujourd’hui, voir ne suffit plus.
Bienvenue dans un monde où :
l’image n’est plus une preuve
la source devient plus importante que le contenu
et l’esprit critique devient une compétence de cybersécurité