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  • Ma pyramide des usages de l’IA : huit mois avec un stagiaire savant

    Ma pyramide des usages de l’IA : huit mois avec un stagiaire savant

    La pyramide et le carnet

    Vous aussi, vous avez fait « WOW » la première fois que vous avez parlé à une IA ? Et puis, quelques semaines plus tard, l’outil a fini dans un onglet qu’on ouvre de temps en temps ?

    Je voulais une IA qui m’aide à travailler. Pas un chien savant qui répond à mes questions, pas non plus une machine à qui remettre les clés en partant. Entre les deux, il m’a fallu trouver ma place. Et la sienne.

    Ce carnet raconte cette recherche : les progrès, les murs, les retours en arrière. Au fil des mois, j’ai gravi les étages de ce qui allait devenir ma pyramide des usages de l’IA : discuter, connecter les outils, déléguer une tâche entière, puis orchestrer plusieurs agents avec un contrôle au-dessus. Sur le papier, les marches sont bien rangées. Dans mon travail, beaucoup moins.

    J’ai commencé avec ChatGPT, en décembre 2023, pour comprendre à quoi cet outil pouvait servir. Au début, j’ai fait WOW. Puis j’ai vite déchanté : les résultats de mes essais étaient peu satisfaisants. J’étais au premier étage, celui de la discussion. Je posais une question, la machine répondait, et le travail restait largement à faire.

    L’arrivée de ChatGPT 4o a changé la donne pour la rédaction et la mise en forme de mes textes. J’ai enfin pu envoyer, pendant plusieurs mois, une newsletter bihebdomadaire. Cela faisait dix ans que je n’arrivais pas à produire la qualité rédactionnelle nécessaire à cet exercice. Cette fois, l’aide n’était plus une promesse : la newsletter partait.

    Voici maintenant six mois de mon aventure IA, étage par étage.

    Février 2026 : l’outil qui se souvient

    En février 2026, je découvre Claude Code. Mon premier prompt sert à faire connaissance, puis je mets en place la mémoire contextuelle : de quoi lui laisser des repères pour ne pas repartir de zéro à chaque échange.

    Je découvre le grand contexte, cette capacité à garder beaucoup d’informations sous la main. Je découvre aussi les mauvaises pioches. Les erreurs arrivent assez vite pour que je commence à écrire des règles dans le fichier claude.md, celui que Claude doit lire avant de travailler. Le 19 février, trois erreurs de session deviennent trois règles.

    Au bout de quinze jours, j’explose mon forfait à 20 € et je passe à celui à 90 €. La prise de contact commence à prendre de la place.

    Ce qui me plaît tout de suite, je le note tel quel : « je note mes idées en vrac sans les classer, et ensuite Claude va se charger d’organiser ». Jusqu’ici, je discutais avec une machine. Maintenant, elle commence à travailler dans mes affaires et à s’en souvenir. Je m’approche du deuxième étage, celui où les outils se parlent.

    Mi-février, j’installe déjà Claude Code sur un Raspberry Pi, un petit ordinateur auquel je ne sais pas encore quoi confier. Il est là. L’idée de le faire travailler viendra après.

    Mars : le stagiaire savant

    En mars, Claude Code entre dans mon vault Obsidian, l’espace où je range mes notes. Je teste les premiers agents, ces assistants auxquels on confie une mission, et une première version du skill « bonjour » pour le matin.

    Le skill : c’est une fiche de consignes pour un travail qui revient souvent. Au lieu de tout réexpliquer chaque matin, je lui donne un nom et je demande à l’IA de suivre la fiche. Cela ne garantit pas qu’elle le fera correctement.

    La première gaffe ne tarde pas : je perds des modifications sur un dossier. Heureusement, j’ai ma double sauvegarde, kDrive et Active Backup. Je ne perds que vingt minutes à remonter les fichiers d’origine. Dans la foulée, je renforce la règle des versions et j’inscris la défense de modifier directement mon code.

    À force de l’utiliser au quotidien, je trouve son nom : un « stagiaire savant ». Il sait énormément. À l’entendre, il a lu toute la littérature occidentale, pas forcément en payant les droits d’auteur, ainsi que toutes les thèses disponibles. Mais dès que différents projets doivent travailler ensemble, son savoir ne suffit plus.

    Sur plusieurs micro-projets, il me fait carrément n’importe quoi : il mélange les tâches de trois projets différents. Ce n’est qu’un exemple. Il me faut un moyen de vérifier que les règles que j’ai définies sont respectées.

    Je cherche alors un prénom. Celui d’une personne qui se trompe rarement, qui vérifie tout et qui est bienveillante par nature. Pour moi, c’est Cécile. Et ceux qui savent, défense de sourire.

    Cécile devient le contrôleur du travail de Claude Code. Son rôle : vérifier toutes les sorties qu’il me propose. Les résultats changent nettement. Je m’étais par exemple battu pour obtenir des accents dans les textes. Avec Cécile au contrôle, ils sont enfin là.

    Mais je ne m’arrête pas à la correction. Je lui demande pourquoi cette erreur persiste. Elle propose alors une consigne très explicite pour claude.md, et je n’ai plus le problème. Au lieu de remettre les accents après chaque passage, j’agis sur la règle de départ.

    Puisque les résultats s’améliorent, j’ouvre la porte au monde extérieur. Premier réflexe : utiliser les MCP intégrés à Claude, des connecteurs vers Google, 365, Notion… Des prises censées permettre aux outils de se parler. Cette fois, je suis bien au deuxième étage : connecté. Mais les opérations demandées n’aboutissent pas comme je le souhaite. J’y reviendrai.

    Dans une vidéo, je découvre aussi que Claude peut faire appel à plusieurs agents. Je teste : six agents en parallèle, 105 fiches de veille produites d’un coup. Ce n’est encore qu’un essai, pas une habitude, encore moins une méthode. Mais je garde cette possibilité dans un coin de ma tête. Elle aura son importance en août.

    Avril : les scripts plutôt que la magie

    Avril est le mois des premières versions de ma veille automatisée. Elles finiront par échouer, et d’un échec discret : la répartition de ma veille reste cassée dix jours sans que personne le voie.

    Personne, c’est-à-dire moi.

    La machine travaille, ou semble travailler, et je ne regarde pas assez ce qui arrive au bout. Dans le carnet, j’écris : « un enfant surdoué qui ignore les conséquences de ses actions ». Le problème n’est plus seulement de lui demander quelque chose. Il faut savoir si ce quelque chose a vraiment été fait.

    C’est aussi à partir de ce mois que je me pose une question moins aimable : est-ce que l’IA est fainéante ? Dans mon usage, la réponse est oui. J’y vois les économies de traitement recherchées par les éditeurs dans leurs centres de données. Je garde cette question en mémoire : elle comptera dans la construction du quatrième étage de ma pyramide.

    L’autre problème, c’est qu’elle n’est pas multitâche. Multi-agent, oui. Mais dans une même conversation, elle reste accrochée au sujet de départ.

    Pour prendre une note dans un autre projet, je dois donc clôturer le projet en cours, faire un /clear par sécurité pour vider la conversation, ouvrir l’autre projet et, enfin, poser ma note. J’ai testé sans ces précautions : ensuite, elle mélange les choux-fleurs et les bananes flambées.

    Je change de voie. Je mets en place les notes Joplin. Puisque Claude Code ne sait pas tenir seul mes différents projets séparés, je cesse de lui demander de le faire. Je sépare les notes avant de lui confier leur traitement.

    Mai : la fin de la magie

    Chaque matin, comme vous, j’ai un certain nombre d’actions à mener pour commencer ma journée. C’est à cela que doit servir le skill /bonjour : préparer le terrain à ma place.

    Après les premiers essais de mars, j’en ai commencé une version en avril, en abandonnant définitivement les MCP pour passer directement par les API. Ce sont les accès prévus par les applications pour aller chercher leurs données ou leur demander une opération. Plutôt que de passer par les connecteurs qui me résistent, je prends cette voie-là.

    Les résultats sont intéressants. Chaque semaine, j’ajoute quelques missions.

    En mai, « bonjour » passe en production avec onze étapes chaque matin. Il lui faut au moins dix minutes pour travailler, jusqu’à vingt minutes dans les dernières versions. Je développe alors un nouveau réflexe. Au lieu de rester devant l’écran à le regarder faire, je lui dis : « je te laisse traiter en autonomie, je ne suis pas devant le PC ».

    Voilà le troisième étage : je délègue. Je ne lui demande plus seulement une réponse ou un accès à mes données. Je lui confie un travail à mener jusqu’au bout.

    Le lendemain, Claude plante un serveur à force de commandes inventées.

    La marche est montée. Le mur est juste derrière.

    Il me faut un second contrôleur, cette fois pour la technique. Ce sera Luc. Avec lui, je constate rapidement que les API sont régulièrement mises à jour, mais que Claude ne suit pas ces changements. Après quelques échecs dus à une documentation obsolète, j’intègre donc leur maintenance au « bonjour ».

    Mai marque surtout un cap dans ma tête. Le côté magique des réponses, l’idée que l’IA serait la solution à tous nos problèmes, qu’elle remplacerait la moitié de mon personnel : je sais maintenant que c’est faux. L’IA n’est pas si intelligente que ça.

    Je continue à travailler avec elle, mais je ne lui prête plus les mêmes capacités. Au cours du mois, 27 % de mes prompts servent à relever des erreurs dans le rendu fourni, malgré les contrôleurs. Une des principales raisons que j’identifie : elle veut répondre trop vite, sans vérifier. Un vrai gamin qui parle sans lever le doigt.

    Juin : le stagiaire paresseux

    Le « bonjour » passe à dix-neuf étapes. Certains matins, douze seulement sont faites. Le travail paraît terminé, mais une partie manque à l’appel. Mon stagiaire savant devient un stagiaire paresseux savant. L’explication que je retiens reste celle des économies de calcul imposées par son éditeur. Mais l’explication ne fait pas les étapes manquantes à sa place.

    Pendant ce temps, le Raspberry Pi passe en production. Il ne fait pas encore grand-chose, mais Claude Code le contrôle et l’adapte intégralement à mes besoins depuis mon poste de travail. Hormis quelques copier-coller pour mettre en place la délégation, je n’ai pas mis les mains dans Linux.

    Mon idée est de lui confier des missions la nuit, pendant que mon PC dort ou reste en veille.

    Je reprends aussi les essais avec des sous-agents travaillant en tâche de fond, jusqu’à huit en parallèle. Cette fois, je regarde davantage le découpage. Chacun doit pouvoir avancer sans attendre les autres. Il ne suffit pas d’avoir plusieurs assistants : encore faut-il leur donner des travaux qui ne se marchent pas dessus.

    Ce sont mes premiers pas vers l’orchestration, le quatrième étage.

    Le 21 juin, j’écris pour la première fois la différence entre discuter avec une IA et superviser des stagiaires IA. La pyramide naît là, dans le carnet, avant de finir au tableau de mes ateliers. Elle met des mots sur ce que je suis en train de vivre.

    Le 30, Claude m’invente un hébergeur. Je dicte une nouvelle règle dans claude.md : « vérifier cinq fois » avant de faire des affirmations. Même en montant les étages, je dois encore revenir aux fondations.

    Je trouve aussi un usage plus tranquille. Au bureau, je n’ai pas le temps de tout lire ni de tout voir. Pendant la journée, j’empile donc dans Joplin ce que j’aimerais consulter. Ces éléments alimentent un fichier de synthèse nommé « lecture », un chaque soir.

    Je le lis et je l’annote pour le lendemain matin, sur mon iPad, dans le canapé, une tasse de thé à la main. Cela me permet de couper avec le bureau, de prendre un peu de distance. Et de lire ma veille, plutôt que de seulement la produire.

    Juillet : la parenthèse

    Je tente l’IA locale, installée chez moi, avec une carte P2000 et 5 Go de mémoire. Échec. Il n’y a pas assez de mémoire sur la carte graphique pour faire travailler des modèles performants. Je tiens à le dire comme cela : c’est un vrai échec. Il me faut une carte plus puissante, avec au minimum 8 Go.

    Ce chemin-là ne me permet donc pas encore de répartir le travail comme je le voudrais.

    Le 4 juillet, j’écris : « je constate que l’IA est pour l’instant un échec […] elle m’aide très peu au quotidien pour me libérer des tâches ». Trois jours plus tard : « je dois me résoudre à des petits agents sur une fonction ». Sans le savoir, je pose la graine du découpage.

    Je reviens aussi au « bonjour ». Certaines de ses missions n’ont pas besoin d’IA. Elles demandent simplement d’exécuter toujours la même suite d’actions. Je décide d’installer un serveur n8n pour ces automatismes.

    Le « bonjour » passe progressivement de dix-neuf à sept étapes. Je ne cherche plus à tout lui faire faire : je lui retire ce qui peut tourner sans lui.

    Bien sûr, le serveur n8n et le script sont configurés par Claude. Il connaît déjà le travail, il le transpose. Après quelques tests et ajustements, la solution devient opérationnelle.

    À ce moment-là, je n’utilise pratiquement plus le chat, hormis pour une question précise, souvent sur mon téléphone. Mes applications sont connectées par des API, finalement plus efficaces et moins coûteuses en tokens d’IA. Le premier étage est toujours là, mais ce n’est plus celui où je passe mes journées.

    Le token : l’IA découpe ce qu’elle lit et écrit en petits morceaux de texte : les tokens. Un morceau peut être un mot, ou seulement une partie de mot. Plus elle en traite, plus elle consomme de son budget de travail.

    Août : l’orchestrateur de nuit

    Les frustrations finissent par se rejoindre. Ce n’est plus une erreur isolée à corriger, mais ma façon de travailler avec l’IA qu’il faut revoir.

    • Mes notes Joplin fonctionnent, mais je dois demander trois fois qu’une note soit intégralement traitée.
    • Mon fichier « lecture » du soir reste partiel : des éléments manquent et certaines règles ne sont pas respectées. Le contrôleur ne fait pas tout.
    • Je dois encore attendre plus de quinze minutes le matin pour que « bonjour » tourne, sans pouvoir lui demander autre chose pendant ce temps.
    • J’ai un ordinateur qui ne fait rien, consomme peu, mais reste disponible et corvéable : le Raspberry Pi.
    • Je sais faire découper les tâches en petites sous-tâches pour les agents.

    Le 17 août, une ligne apparaît dans le carnet : « créer un orchestrateur, sur le Pi, car il est toujours allumé ».

    L’orchestrateur doit distribuer les missions, plutôt que tout laisser dans les mains d’un seul assistant. Le 22, le premier automatisme tourne sans personne devant l’écran, un peu comme K 2000 qui roule tout seul. Quatrième étage, premier essai.

    Mais les tâches non réalisées sont encore nombreuses. Dans la nuit du 27 au 28, onze missions restent bloquées jusqu’au matin. Rien ne surveillait le surveillant.

    Je découvre aussi que le Pi et moi puisons dans le même forfait. J’ai déplacé le travail, pas créé une réserve supplémentaire.

    L’orchestre existe. La baguette n’existe pas encore.

    Septembre : découper, contrôler, répartir

    En septembre, l’orchestration commence à faire exploser mon forfait Max hebdomadaire : 70 % d’un quota de cinq heures consommés en moins d’une heure, deux jours de suite.

    Mais je dois le reconnaître : les résultats sont meilleurs depuis que je divise le travail en micro-tâches planifiées. Ce n’est pas parfait. C’est mieux. Les missions plus petites se contrôlent aussi plus facilement qu’un grand travail dont il faut ensuite chercher les morceaux oubliés.

    Je reprends alors la piste de l’IA locale abandonnée en juillet. J’investis dans une RTX 3060 à 12 Go pour gonfler mon vieux PC HP. Mon serveur IA sera mon ancien poste Windows 10, qui ne passe pas à Windows 11, mais convient pour Linux et Ollama, le logiciel qui fera tourner l’IA locale.

    Il faut aussi changer l’alimentation : celle de HP n’est pas compatible avec la RTX.

    Puis je lance les premiers tests comparatifs selon la taille des modèles et les missions qu’ils peuvent remplir à la place de Claude. Quand je dis « je », j’ai demandé à Claude Code de tout préparer et de me donner les résultats. Au final, je retiens deux modèles 14B.

    HAPI, mon serveur d’IA locale, passe en production avec sa carte vidéo de 12 Go. L’orchestration lui délègue désormais certaines tâches, sur des modèles open source.

    La maintenance, qui n’était encore qu’une idée en juillet, est devenue une obligation. Elle est maintenant opérationnelle et en partie autonome. Et le contrôleur né en mars vérifie chaque chaîne à la fin. Il ne regarde plus seulement une réponse : il vérifie ce qui sort d’une suite de travaux.

    30 septembre

    Après huit mois, j’ai enfin un système qui me simplifie la vie, qui se gère et se contrôle. Le travail n’est plus tout entier suspendu à une conversation devant mon PC : les automatismes prennent leur part, les agents reçoivent des missions découpées, et les résultats passent au contrôle.

    Au final, c’est toujours un stagiaire, mais il a pris de la bouteille et les missions sont bien mieux réalisées. Je passe enfin au modèle humain, IA, humain. Sans devoir tout reprendre à chaque fois.

    Finalement, avec mon assistant IA, je me sens un peu comme Shiva : plusieurs bras, mais toujours un seul cerveau.

    Et vous, à quel étage de la pyramide travaillez-vous aujourd’hui ?

  • Problème de configuration

    Problème de configuration

    Les conflits de bibliothèques s’accumulent. Depuis l’installation des outils PDF au Jour 20, plusieurs choses ne fonctionnent plus correctement.

    Ce matin, décision radicale : je demande à Claude Code de résoudre lui-même ses problèmes de configuration.

    2026-02-08 07_21_26-⠐ Web scraping tools

    Une capture d’écran ne rend pas hommage au travail fourni. Mon PC a mouliné pendant une heure. Installation de mises à jour, suppression de versions incompatibles, résolution de conflits de dépendances.

    2026-02-27 15_29_31-Programmes

    C’est comme regarder un déménageur réorganiser votre appartement : impressionnant, un peu stressant, et vous espérez qu’il ne casse rien.

    Le syndrome Mac/Linux

    Claude Code a un léger biais : il préfère Mac et Linux. Sur Windows, ça se traduit par des erreurs de séparateurs de chemin, des problèmes d’encodage. En règle générale, il détecte ses erreurs et relance automatiquement. Mais ça prend du temps et des tokens.

  • Evernote et les mises à jour

    Evernote et les mises à jour

    Je pense que chez Evernote, il y a un compteur au mur. Un de ces compteurs industriels comme dans les usines des années 80 : « Nombre de jours depuis la dernière mise à jour ». Et le record ne dépasse jamais les sept jours.

    Sérieusement, je ne crois pas qu’il se passe une semaine sans qu’Evernote me demande de mettre à jour. Je comprends que la course aux fonctionnalités soit importante pour un éditeur. Mais pour nous, utilisateurs, c’est usant.

    À tel point que j’installe une mise à jour, et qu’immédiatement il m’en demande une autre.

    2026-02-08 05_49_32-Inbox - Evernote

    C’est comme ces jeux vidéo en ligne des années 2000 qui passaient leur temps à patcher. Tu lançais le jeu, tu attendais 20 minutes de mise à jour, et quand c’était enfin prêt, t’avais plus envie de jouer.

    À force de vouloir sortir les mises à jour trop vite, on finit par perdre les utilisateurs dans la frustration. Et puis parfois, les messages font carrément peur :

    2026-02-12 19_06_27-Evernote

    Au final, je n’ai pas l’impression d’avoir perdu des notes. Mais ce moment de panique, cette petite sueur froide… personne n’a envie de vivre ça avec ses notes professionnelles.

    Meta : Evernote et ses mises à jour hebdomadaires : quand la course aux fonctionnalités épuise les utilisateurs. Plus un message qui fait froid dans le dos. | Tags : Evernote, mise à jour, productivité, prise de notes, frustration utilisateur

  • Les consignes sont indispensables

    Les consignes sont indispensables

    Trois semaines avec Claude Code. Et je commence à comprendre un truc essentiel : la bonne volonté de l’IA est son plus gros défaut.

    Le stagiaire trop enthousiaste

    Malgré le fichier `memory.md` (la mémoire persistante de Claude), sa volonté de faire plaisir dépasse régulièrement le cadre des règles. Il interprète, il anticipe, il prend des initiatives. Parfois c’est génial. Parfois c’est catastrophique.

    Ma parade : pour toute tâche qui demande plusieurs opérations consécutives, je lui impose de créer une liste de tâches avant de commencer. Comme un plan de vol avant le décollage.

    2026-02-08 06_07_05-✳ Mise à jour guides

    Les instructions venues d’en haut

    Et puis un jour, un email d’Anthropic tombe :

    ![[2026-02-13 16_52_21-[Action Required] Claude Code Windows_ Managed Settings Path Migration – cedric@.png]]

    Je ne comprends pas vraiment l’impact. Alors je fais ce que tout utilisateur de Claude Code ferait : je lui demande à lui.

    2026-02-13 16_54_04-✳ Claude Code Windows Migration

    Sujet clos. C’est quand même pratique, un assistant qui vous explique ses propres mises à jour. Comme un mécanicien qui vous traduit le rapport de contrôle technique en français.

    Et parfois, ça plante

    2026-03-03 05_57_16-Mozilla Firefox

    Ça arrive. Pas tous les jours, mais ça arrive.

  • Les outils

    Les outils

    Je prépare une conférence sur la facturation électronique. Comme d’habitude, avant de parler devant un public, je relis mes sources et je vérifie que l’actualité n’a pas changé. Je récupère donc plusieurs documents PDF sur le sujet.

    Et comme d’habitude, pas envie de tout lire. Il y a souvent de la redite entre les documents.

    L’IA qui réclame ses outils

    Je demande à Claude Code de faire le tri. Il commence l’analyse, puis s’arrête :

    2026-02-07 19_15_42-Z1 2022 - T2I Conseil - Support - Connecté

    Il m’indique qu’il a besoin d’outils supplémentaires pour une meilleure analyse. Ça ne vous rappelle rien ? Les Pierrafeu avec leurs inventions de l’âge de pierre ? Mon IA de pointe réclame un outil de conversion PDF. Retour aux fondamentaux.

    2026-02-09 19_41_00-Sélection ✳ PDF to Text Conversion

    L’installation qui tourne mal

    Je lui demande d’installer l’outil. Et là, c’est le drame : conflit de version de bibliothèque.

    2026-02-09 08_50_12-✳ PDF to Markdown Integration

    Je le laisse me guider dans le dépannage. Après quelques tentatives, ça fonctionne enfin. Et la différence est notable : avec les bons outils, il consomme beaucoup moins de tokens. C’est comme passer de la vaisselle à la main au lave-vaisselle : le résultat est le même, mais l’effort est divisé par dix. Mais on sait tous qu’il faut continuer de récurer les casseroles à la main.

    Ce que je ne sais pas encore, c’est que cette installation a cassé Fleur, le serveur MCP qui permet à Claude de se connecter à des services externes. Pas grave, je ne m’en sers plus pour l’instant. Mais ça va me rattraper plus tard.

  • Pourquoi j’aime pas MailInblack

    Pourquoi j’aime pas MailInblack

    MailInblack. Le logiciel anti-spam qui vous protège tellement bien que même les gens qui veulent vraiment vous écrire n’y arrivent pas.

    L’histoire est simple : on s’est écrit une première fois. J’ai répondu une deuxième fois. Et je suis toujours bloqué.

    2026-01-27 13_51_25-Window

    C’est comme ces videurs de boîte de nuit des années 90 qui refusaient l’entrée à tout le monde, y compris au propriétaire. Tu as beau être sur la liste, tu restes dehors.

    MailInblack, c’est l’anti-spam pour ceux qui ont du temps. Du temps pour aller fouiller dans leur dossier spam. Du temps pour demander à leurs correspondants de se valider. Du temps pour recommencer quand ça ne marche pas.

    Ou alors c’est pour ceux qui sont dépendants de leurs interlocuteurs, comme les administrations. Là, vous n’avez pas le choix, vous obéissez au robot.

    Pour tous les autres : fuyez.

    Meta : MailInblack bloque vos vrais correspondants. L’anti-spam qui protège tellement bien que personne ne peut plus vous écrire. | Tags : MailInblack, anti-spam, email, productivité, frustration

  • Faire de la veille avec IA

    Faire de la veille avec IA

    La veille. Ce truc que tout consultant fait « quand il a le temps », c’est-à-dire jamais. Je voulais automatiser ça depuis des mois. Une vidéo sur l’automatisation de la veille IA avec Make.com m’a donné le déclic.

    2026-01-20 17_25_02-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    OpenRouter : le couteau suisse des API IA

    Quand Perplexity était gratuit, je faisais ma veille directement dans l’interface. Mais les résultats n’étaient pas toujours pertinents par rapport à mes sujets.

    Pour ne pas multiplier les abonnements, j’ai choisi OpenRouter. C’est une passerelle qui donne accès à plusieurs modèles IA (Claude, GPT, Mistral, etc.) via une seule API. Vous payez à l’usage, vous choisissez le modèle adapté à chaque tâche. C’est comme un forfait téléphonique multi-opérateurs : un seul compte, accès à tous les réseaux.

    Le prompt de veille

    La clé de la veille automatisée, c’est le prompt. Voici les étapes d’un workflow de veille que j’ai construit en m’inspirant de la vidéo :

    2026-01-20 17_33_09-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_29_26-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_30_13-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_34_59-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    En assemblant ces différentes captures, voici un exemple de prompt de veille que j’ai adapté au domaine du ski de randonnée :

    Rôle / Contexte
    Tu es un rédacteur de veille spécialisé dans le ski de randonnée et les sports
    de montagne, tu transformes la veille sectorielle en contenus clairs et
    engageants pour des pratiquants passionnés et des professionnels du secteur.
    
    

    Objectif
    Produire une newsletter textuelle (1200-1400 mots maxi), structurée, sans HTML,
    basée sur les résultats d'une analyse du marché et de l'actualité.

    Sections à couvrir (sans introduction ni conclusion) :
    1. Tendances et conditions (enneigement, réglementations, événements)
    2. Matériel et innovation (skis, fixations, sécurité DVA/airbags)
    3. Sécurité et prévention (bulletins avalanche, formations, incidents)
    4. Destinations et itinéraires (nouveaux parcours, refuges)
    5. Marché et économie (fréquentation, nouveaux acteurs)

    Format par section :
    - Points clés : 4-6 puces avec chiffres et exemples datés
    - Impacts pratiquants : 3-4 puces, format Impact : ... — Explication : ...
    - Actions recommandées : 2-3 puces, verbes d'action concrets

    Ton : clair, consultatif, factuel, style fluide comme un conseil entre passionnés.

    Sources : au complet au format Titre de l'article – URL

    Tâches : articles des 7 derniers jours uniquement, vérifier chaque URL,
    ignorer les pages de tag/catégorie, supprimer les liens morts.

    Pourquoi les blogs plutôt que les réseaux sociaux

    J’ai fait un choix délibéré pour ma veille : privilégier les blogs et les sites spécialisés plutôt que les réseaux sociaux. La raison est simple : sur les réseaux sociaux, le bruit noie le signal. Vous cherchez une analyse approfondie sur la cybersécurité et vous tombez sur des threads de 280 caractères. Les blogs, c’est comme les bons livres des années 80 : plus longs à lire, mais le contenu a de la substance et un point de vue.

    Au moment où j’écris ces lignes, vingt jours plus tard, ma veille comporte quinze étapes distinctes. Et sa dernière mise au point m’a fait exploser mon forfait de session en moins de deux heures. Mais ça, c’est une autre histoire.

  • Changement d’écran

    Changement d’écran

    Mon écran commençait à fatiguer. Vous savez, ce moment où les pixels vous font des clins d’oeil non sollicités et où le rétroéclairage joue les divas.

    Alors plutôt que de passer trois heures sur Les Numériques (même si j’adore leurs tests), j’ai demandé à Perplexity de m’aider. Mes critères, un prompt, et c’est parti.

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    Verdict de mon conseiller artificiel : le XUB2763QSU-B1, pour son ergonomie et ses petits plus pro. Un nom de modèle qui sonne comme un code de lancement nucléaire, mais soit.

    L’IA devient conseillère en achat. Elle analyse, compare, recommande. C’est comme avoir un vendeur expert qui connaît tous les produits du marché, sans la commission sur la vente et sans la phrase « et avec ça, je vous mets une extension de garantie ? ».

    Mais la vraie question reste en suspens : fait-elle vraiment le meilleur choix, ou le choix le plus consensuel ? Celui que tout le monde recommande parce que tout le monde le recommande ? L’IA a peut-être lu tous les tests du monde, mais elle n’a jamais eu mal aux yeux à 22h devant un tableur Excel.

    Meta : J’ai demandé à Perplexity de choisir mon prochain écran. L’IA conseillère en achat, c’est pratique mais est-ce fiable ? | Tags : Perplexity, écran, achat, conseil IA, comparatif

  • J’ai demandé à Gemini le plan de mon site web

    J’ai demandé à Gemini le plan de mon site web

    Un matin, par curiosité, j’ai tapé un prompt tout bête dans Gemini :

    Peux tu me donner le plan du site web www.darvis.fr
    

    C’est mon site. Je connais son architecture par coeur. Mais je voulais voir ce que l’IA en pensait.

    me.semaine 2605 - 11

    Réponse complète. Structurée. Détaillée. Pratique pour moi, mais franchement inquiétant si vous pensez à la concurrence. Votre concurrent peut désormais connaître votre architecture web en une seule question. L’espionnage industriel version 2026, c’est ça : plus besoin de trench-coat et de lunettes noires, juste un prompt bien tourné.

    Et puis j’ai essayé avec Perplexity. Là, c’est encore plus drôle : il ajoute des images. Sauf qu’aucune ne vient de mon site.

    me.semaine 2605 - 12

    Créativité ou confusion ? Avec l’IA, la frontière reste plus floue qu’un film en VHS mal enregistré. C’est infernal, il faut toujours vérifier. Ces IA sont des stagiaires savants : elles ont lu tous les livres de la bibliothèque mais elles mélangent joyeusement les fiches.

    Meta : Gemini peut analyser l’architecture complète d’un site web en un prompt. Pratique pour soi, inquiétant pour la concurrence. | Tags : Gemini, Perplexity, site web, analyse IA, espionnage industriel, hallucination

  • Un usage limité

    Un usage limité

    J’avais construit un beau workflow sur Make.com. Collecte d’emails, analyse par IA, synthèse automatique. Et puis un jour, plus rien. La partie IA ne fonctionne plus.

    2026-01-19 18_13_42-Gmail Analyse Newsletter IA _ Make — Mozilla Firefox 1

    Pas de message d’erreur clair. Juste le silence. Comme ces vieux téléviseurs des années 80 qui s’éteignaient sans prévenir : écran noir, débrouillez-vous.

    Direction la console API

    Je finis par comprendre : mon crédit API est à zéro. Il faut réapprovisionner le compte.

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    Je recharge, mais sans activer le rechargement automatique. Erreur classique.

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    Finalement, j’active l’auto-reload pour éviter de me retrouver à sec en plein workflow :

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    La leçon du coût

    Aujourd’hui, je n’utilise presque plus les API directement. J’ai confié cette mission à mes agents IA qui travaillent avec mon abonnement Claude, pas avec les crédits API. C’est plus prévisible et moins stressant.

    [Lien à ajouter : article sur les tarifs IA — abonnement vs API — sur darvis.fr]