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  • Faire de la veille avec IA

    Faire de la veille avec IA

    La veille. Ce truc que tout consultant fait « quand il a le temps », c’est-à-dire jamais. Je voulais automatiser ça depuis des mois. Une vidéo sur l’automatisation de la veille IA avec Make.com m’a donné le déclic.

    2026-01-20 17_25_02-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    OpenRouter : le couteau suisse des API IA

    Quand Perplexity était gratuit, je faisais ma veille directement dans l’interface. Mais les résultats n’étaient pas toujours pertinents par rapport à mes sujets.

    Pour ne pas multiplier les abonnements, j’ai choisi OpenRouter. C’est une passerelle qui donne accès à plusieurs modèles IA (Claude, GPT, Mistral, etc.) via une seule API. Vous payez à l’usage, vous choisissez le modèle adapté à chaque tâche. C’est comme un forfait téléphonique multi-opérateurs : un seul compte, accès à tous les réseaux.

    Le prompt de veille

    La clé de la veille automatisée, c’est le prompt. Voici les étapes d’un workflow de veille que j’ai construit en m’inspirant de la vidéo :

    2026-01-20 17_33_09-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_29_26-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_30_13-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    2026-01-20 17_34_59-Automatiser votre veille avec l'IA _ le cas Peugeot et ce que j'ai vraiment comp

    En assemblant ces différentes captures, voici un exemple de prompt de veille que j’ai adapté au domaine du ski de randonnée :

    Rôle / Contexte
    Tu es un rédacteur de veille spécialisé dans le ski de randonnée et les sports
    de montagne, tu transformes la veille sectorielle en contenus clairs et
    engageants pour des pratiquants passionnés et des professionnels du secteur.
    
    

    Objectif
    Produire une newsletter textuelle (1200-1400 mots maxi), structurée, sans HTML,
    basée sur les résultats d'une analyse du marché et de l'actualité.

    Sections à couvrir (sans introduction ni conclusion) :
    1. Tendances et conditions (enneigement, réglementations, événements)
    2. Matériel et innovation (skis, fixations, sécurité DVA/airbags)
    3. Sécurité et prévention (bulletins avalanche, formations, incidents)
    4. Destinations et itinéraires (nouveaux parcours, refuges)
    5. Marché et économie (fréquentation, nouveaux acteurs)

    Format par section :
    - Points clés : 4-6 puces avec chiffres et exemples datés
    - Impacts pratiquants : 3-4 puces, format Impact : ... — Explication : ...
    - Actions recommandées : 2-3 puces, verbes d'action concrets

    Ton : clair, consultatif, factuel, style fluide comme un conseil entre passionnés.

    Sources : au complet au format Titre de l'article – URL

    Tâches : articles des 7 derniers jours uniquement, vérifier chaque URL,
    ignorer les pages de tag/catégorie, supprimer les liens morts.

    Pourquoi les blogs plutôt que les réseaux sociaux

    J’ai fait un choix délibéré pour ma veille : privilégier les blogs et les sites spécialisés plutôt que les réseaux sociaux. La raison est simple : sur les réseaux sociaux, le bruit noie le signal. Vous cherchez une analyse approfondie sur la cybersécurité et vous tombez sur des threads de 280 caractères. Les blogs, c’est comme les bons livres des années 80 : plus longs à lire, mais le contenu a de la substance et un point de vue.

    Au moment où j’écris ces lignes, vingt jours plus tard, ma veille comporte quinze étapes distinctes. Et sa dernière mise au point m’a fait exploser mon forfait de session en moins de deux heures. Mais ça, c’est une autre histoire.

  • Changement d’écran

    Changement d’écran

    Mon écran commençait à fatiguer. Vous savez, ce moment où les pixels vous font des clins d’oeil non sollicités et où le rétroéclairage joue les divas.

    Alors plutôt que de passer trois heures sur Les Numériques (même si j’adore leurs tests), j’ai demandé à Perplexity de m’aider. Mes critères, un prompt, et c’est parti.

    me.semaine 2605 - 14

    Verdict de mon conseiller artificiel : le XUB2763QSU-B1, pour son ergonomie et ses petits plus pro. Un nom de modèle qui sonne comme un code de lancement nucléaire, mais soit.

    L’IA devient conseillère en achat. Elle analyse, compare, recommande. C’est comme avoir un vendeur expert qui connaît tous les produits du marché, sans la commission sur la vente et sans la phrase « et avec ça, je vous mets une extension de garantie ? ».

    Mais la vraie question reste en suspens : fait-elle vraiment le meilleur choix, ou le choix le plus consensuel ? Celui que tout le monde recommande parce que tout le monde le recommande ? L’IA a peut-être lu tous les tests du monde, mais elle n’a jamais eu mal aux yeux à 22h devant un tableur Excel.

    Meta : J’ai demandé à Perplexity de choisir mon prochain écran. L’IA conseillère en achat, c’est pratique mais est-ce fiable ? | Tags : Perplexity, écran, achat, conseil IA, comparatif

  • J’ai demandé à Gemini le plan de mon site web

    J’ai demandé à Gemini le plan de mon site web

    Un matin, par curiosité, j’ai tapé un prompt tout bête dans Gemini :

    Peux tu me donner le plan du site web www.darvis.fr
    

    C’est mon site. Je connais son architecture par coeur. Mais je voulais voir ce que l’IA en pensait.

    me.semaine 2605 - 11

    Réponse complète. Structurée. Détaillée. Pratique pour moi, mais franchement inquiétant si vous pensez à la concurrence. Votre concurrent peut désormais connaître votre architecture web en une seule question. L’espionnage industriel version 2026, c’est ça : plus besoin de trench-coat et de lunettes noires, juste un prompt bien tourné.

    Et puis j’ai essayé avec Perplexity. Là, c’est encore plus drôle : il ajoute des images. Sauf qu’aucune ne vient de mon site.

    me.semaine 2605 - 12

    Créativité ou confusion ? Avec l’IA, la frontière reste plus floue qu’un film en VHS mal enregistré. C’est infernal, il faut toujours vérifier. Ces IA sont des stagiaires savants : elles ont lu tous les livres de la bibliothèque mais elles mélangent joyeusement les fiches.

    Meta : Gemini peut analyser l’architecture complète d’un site web en un prompt. Pratique pour soi, inquiétant pour la concurrence. | Tags : Gemini, Perplexity, site web, analyse IA, espionnage industriel, hallucination

  • Un usage limité

    Un usage limité

    J’avais construit un beau workflow sur Make.com. Collecte d’emails, analyse par IA, synthèse automatique. Et puis un jour, plus rien. La partie IA ne fonctionne plus.

    2026-01-19 18_13_42-Gmail Analyse Newsletter IA _ Make — Mozilla Firefox 1

    Pas de message d’erreur clair. Juste le silence. Comme ces vieux téléviseurs des années 80 qui s’éteignaient sans prévenir : écran noir, débrouillez-vous.

    Direction la console API

    Je finis par comprendre : mon crédit API est à zéro. Il faut réapprovisionner le compte.

    2026-01-21 04_48_46-Greenshot

    Je recharge, mais sans activer le rechargement automatique. Erreur classique.

    2026-01-21 04_52_39-Greenshot

    Finalement, j’active l’auto-reload pour éviter de me retrouver à sec en plein workflow :

    2026-01-21 04_53_03-Greenshot

    La leçon du coût

    Aujourd’hui, je n’utilise presque plus les API directement. J’ai confié cette mission à mes agents IA qui travaillent avec mon abonnement Claude, pas avec les crédits API. C’est plus prévisible et moins stressant.

    [Lien à ajouter : article sur les tarifs IA — abonnement vs API — sur darvis.fr]

  • Grosse mise à jour

    Grosse mise à jour

    Anthropic annonce la sortie d’Opus 4.6. Et cerise sur le gâteau : 42 euros de crédit offerts sur mon compte. Merci, je prends.

    2026-02-07 22_10_52-Claude — Mozilla Firefox

    La mise à jour qui ne se met pas à jour

    Premier problème : la version en mode Powershell ne détecte pas la mise à jour automatiquement. Je dois forcer le changement de version à la main. Ironie de la situation : l’IA la plus avancée du moment ne sait pas se mettre à jour toute seule.

    2026-02-09 12_08_44-✳ Claude version access

    Comme je suis sûr de moi, j’insiste :

    2026-02-09 12_10_05-✳ Website Update Issue

    Ce qui change vraiment

    Je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas tout compris dans les notes de version. Mais deux choses m’ont sauté aux yeux :

    Le contexte passe à un million de tokens. Pour moi, ça signifie quasiment plus de compression de contexte dans la journée. Fini les pertes d’information en cours de route. C’est comme passer d’un studio à un duplex : soudain, on a de la place.

    Le travail en tâche de fond. Je peux lui confier un gros projet pendant que je continue à travailler sur autre chose. C’est le multitâche que j’attendais depuis le Jour 1.

    Cette version introduit aussi le fichier `memory.md`, un système de mémoire persistante. Sur le papier, c’est génial. En pratique, ça va me poser quelques problèmes pendant plusieurs jours. Mais ça, c’est pour un prochain article.

  • De la publicité dans ChatGPT

    De la publicité dans ChatGPT

    Vous vous souvenez quand YouTube Premium était censé être la fin des publicités ? Quand Netflix jurait que jamais, au grand jamais, on ne verrait de pub dans nos séries ?

    Eh bien, devinez quoi. Première publicité aperçue dans ChatGPT. Et je suis abonné payant.

    me.semaine 2605 - 7

    Pour l’instant, c’est de l’auto-promotion : ChatGPT qui vous vante les mérites de… ChatGPT. On se croirait sur une chaîne de téléachat des années 90, sauf que c’est votre assistant IA qui fait le bonimenteur.

    Je croyais naïvement que mon abonnement me protégeait de ça. Erreur de débutant. OpenAI cherche la rentabilité, et c’est normal. Mais ça change la donne.

    Parce que demain, ce sera quoi ? Des pubs pour des voitures ? Des assurances ? Des compléments alimentaires entre deux réponses sur le sens de la vie ?

    L’IA gratuite avait un prix caché : vos données. L’IA payante aussi, visiblement : votre patience.

    Meta : Première publicité dans ChatGPT payant. L’abonnement ne protège plus de rien. Demain, des pubs entre deux réponses ? | Tags : ChatGPT, OpenAI, publicité, abonnement, IA payante

  • J’ai voulu faire du code

    J’ai voulu faire du code

    J’avais besoin d’un truc simple : extraire des fichiers PDF stockés en BLOB dans une base SQL Server. Une moulinette classique pour un développeur. Et comme Claude Code est censé être « terrible » pour coder, selon les développeurs qui en parlent en ligne, je me suis lancé.

    Énorme erreur.

    Le piège du « talent »

    J’y suis allé au talent. Pas de contexte, pas de spécification de l’environnement. Juste « fais-moi un script pour extraire des BLOB ». Et sa proposition ne compile pas. Mauvaise version de Visual Studio, mauvais framework .NET.

    2026-01-28 08_13_43-Window

    Au bout d’une heure de combat, je craque. Je ressors un exemple que j’ai déjà traité chez un autre client et je fais la moulinette moi-même. Vingt minutes. C’est fait.

    La leçon

    Claude Code pour faire du code, c’est redoutable. Je n’en doute pas. Mais à une condition absolue : lui donner le bon contexte. L’environnement. Les versions. Les contraintes. Les accès disponibles. Sans ça, c’est comme envoyer un plombier chez vous sans lui dire où vous habitez.

    Ce jour-là, j’ai compris que l’IA ne remplace pas l’expertise. Elle l’amplifie. Encore faut-il lui donner les bonnes informations.

    Pour ceux qui se demandent pourquoi j’utilise l’abréviation CC pour Claude Code : non, je ne parle pas de Command & Conquer, le jeu légendaire auquel j’ai englouti des centaines d’heures dans les années 90. Quoique, les deux ont un point commun : sans stratégie, vous perdez. J’ai fini par passer à Total Annihilation pour le jeu en réseau. Bien meilleur que C&C 3.

  • Un grand classique : Extraction de texte depuis une image

    Un grand classique : Extraction de texte depuis une image

    Celui-là, c’est le grand classique. Le tour de magie que vous pouvez montrer à n’importe quel collègue et qui fait toujours son petit effet. Comme le tour de cartes de Tonton Roger à Noël, sauf que là ça marche à tous les coups.

    L’extraction de texte depuis une image. Vous prenez une capture d’écran, vous la donnez à l’IA, et pouf : le texte est là, propre, exploitable, prêt à copier-coller.

    2026-02-05 05_31_03-Reconnaissance de texte OCR — Mozilla Firefox

    Ça fonctionne tellement bien et tellement facilement que je ne résiste pas au plaisir de partager l’exemple. C’est le genre de truc qui aurait relevé de la science-fiction il y a dix ans et qui est devenu aussi banal que de scanner un QR code au restaurant.

    Si vous n’avez jamais testé, c’est le moment. Prenez n’importe quelle capture d’écran et demandez à votre IA de lire le texte. Vous ne reviendrez plus en arrière.

    Meta : Extraction de texte depuis une image : le tour de magie IA qui marche à tous les coups. Simple, rapide, bluffant. | Tags : OCR, extraction texte, image, IA, productivité, astuce

  • Claude Code a besoin d’aide pour résoudre ses problèmes

    Claude Code a besoin d’aide pour résoudre ses problèmes

    Malgré les améliorations du Jour 9, les problèmes de PDF persistent. Cette fois, Claude Code entre dans une boucle infernale. Il tente d’analyser un fichier, échoue, retente, échoue encore. Comme un disque rayé.

    2026-02-09 06_16_29-✳ Arrêter tâches

    Il ne s’en sort pas tout seul. Il faut intervenir, le redémarrer, et surtout poser des règles claires pour que ça ne se reproduise pas.

    J’ai donc créé une règle de filtrage : au-delà d’une certaine taille, on ne tente pas l’analyse directe du PDF.

    2026-02-09 06_17_31-⠐ PDF Size Filtering

    La question du modèle

    Et puis, en regardant mes fichiers de configuration, je me suis posé LA question : est-ce que j’utilise le bon modèle ?

    2026-02-11 07_17_32-myBusiness _ Explorateur de fichiers

    C’est comme en cuisine : vous pouvez avoir la meilleure recette du monde, si vous utilisez le mauvais four, le résultat sera décevant. Avec l’IA, le choix du modèle change tout.

  • Gestion des erreurs

    Gestion des erreurs

    À force de lui confier des PDF de plus en plus volumineux, les erreurs ont commencé à apparaître. Normal. Comme quand vous demandiez à votre imprimante à aiguilles des années 90 d’imprimer un document de 50 pages : à un moment, elle bloquait ou coupait le papier en deux.

    Alors je lui ai demandé de gérer ses erreurs proprement. De ne pas planter silencieusement, mais de me dire ce qui ne va pas.

    2026-02-07 22_10_28-Ollama

    Il essaye. Il essaye vraiment. Mais la gestion d’erreurs, c’est un peu comme apprendre à un enfant à ranger sa chambre : il faut répéter plusieurs fois avant que ça rentre.

    2026-02-20 08_10_40-✳ Claude Code

    Au moins, maintenant, quand ça plante, je sais pourquoi. C’est un progrès.