Shubham SHARMA teste la nouvelle version de Cowork dans une vidéo. Il trie des images, ça a l’air fluide. Puis je lis les conditions : « Mac uniquement ». Classique.
Sauf que j’ai Windows 10. Et Claude Code installé.
Le test
Mon dossier Téléchargements déborde de PDF que je ne classe jamais. Pourquoi ne pas laisser Claude faire ce que je remets à plus tard depuis des mois ?
Je crée un dossier de travail avec plusieurs sous-dossiers par thème. Pas question de laisser l’IA jouer directement dans mes fichiers — on teste en zone protégée.
Le prompt :
À partir de la liste des sous-dossiers qui sont les sujets de travail, classe (déplace) les PDF dans chaque sous-dossier. Si c'est une facture ou commande, ça va dans "Autres". Premier passage : si tu ne sais pas, laisse le document où il est.
Plus de 100 fichiers à traiter. J’ai le forfait Pro de base (20$/mois). On verra si ça tient.
Ce qui se passe
Claude me demande confirmation d’accès au dossier. J’aurais pu documenter un claude.md, mais c’est un test à chaud.
Il liste les fichiers, demande validation, puis commence.
Je jette un œil au dossier Cybersécurité pendant qu’il travaille. C’est très bon.
Même constat pour le dossier Tuto.
À la fin du tri, quelques fichiers restent en suspens — Claude attend ma validation pour continuer. Avant de confirmer, je vérifie ma consommation de tokens. Ça passe.
Le résultat est propre. Plus rapide que moi, clairement.
Aller plus loin
Le dossier « Autres » contient un mélange de documents sans catégorie évidente. Je veux savoir ce qu’il y a dedans.
Nouveau prompt :
Maintenant tu prends le sous-dossier Autres et tu me crées un fichier markdown avec pour chaque fichier un résumé du contenu.
Claude se lance seul — il a déjà les droits. Jusqu’à ce qu’il bute sur la taille du contexte.
Je tente un /compact. Rien. Je fais un clear et je limite au 10 premiers fichiers.
Après deux tentatives, ça marche. Les résumés sont courts mais suffisants pour faire le ménage.
Je lui demande de continuer avec les 10 fichiers suivants. Il raconte ce qu’il fait, puis de nouveau : problème de contexte.
Ce que j’attendais vs ce que j’ai eu
Je pensais trouver un tableau simple dans le fichier markdown, comme celui affiché dans le terminal.
À la place : un travail détaillé, structuré, fait en moins de 20 minutes de tests.
C’est plus impressionnant quand le document n’est pas flouté, je vous laisse imaginer.
Au bout de 20 fichiers analysés, j’atteins ma limite de consommation. Il faut attendre environ 5 heures pour poursuivre.
Ce que ça dit
Cowork n’est pas disponible sous Windows. Mais Claude Code fait déjà beaucoup — même si c’est en mode terminal, même si « ce n’est pas beau ».
Pour interagir avec des fichiers locaux, c’est redoutablement efficace. Vous me direz que c’est fait pour coder. Oui. Mais pas que.
Attention à ce que vous partagez avec une IA. Si elle n’est pas privée, vos données ne le sont pas non plus.
J’espère que vous avez tous passé un bon été, et que vous ayez pu vous reposer loin du train train quotidien. Pour moi les vacances sont le moment idéal pour ralentir, lire et observé autour de soi.
Je me focalise de plus en plus sur l’usage de l’IA dans les entreprises, et j’ai été ravi que Gartner annonce que nous entrons dans la phase des désilusions de la courbe d’adoption. La hype est fini nous allons maintenant pouvoir sérieusement commencer à mettre en place sereinement des solutions pour les entreprises.
Suite à une malencontreuse fausse manipulation j’ai complètement perdu la mise en forme du site delberghe.me. Promis je m’en occupe ce mois-ci ainsi que la nouvelle version de Darvis.fr
Ma veille repose toujours sur les mêmes sujet, et je reste vigilant sur les différentes annonces prévues dans les prochains mois. Notaemment comme nous l’attendons tous la fin de Windows 10 le 14 octobre et les annonces d’une nouvelle version de Windows qui devrait rapidement suivre.
Du coté film et série, j’ai terminé Murderbot (sur Apple TV) que j’ai trouvé rafraichissant et original. Et pour le mois de septembre, je suis dans les starting bloc pour la nouvelle saison de Slow Horses (aussi sur Apple TV). Par contre je n’ai pas réussi à dépasser le premier épisode de The Agency remake du trop génial Bureau des légendes.
Je vous souhaite une bonne reprise, éspérant que vous n’avez pas eu une rentrée explosive.
Trois mois sur du Visual Basic 6. Oui, tu as bien lu : VB6.
Sorti en 1998, fin de vie annoncée en 2008, et pourtant… toujours là, bien vivant dans des applications métier qui tournent quotidiennement dans des entreprises. Parce que oui, c’est parfois moins cher de maintenir que de tout reconstruire.
Le dilemme des applications sur-mesure
C’est l’éternel débat : l’application développée spécifiquement pour toi est plus efficace, plus performante pour tes besoins précis. Mais elle vieillit. Et un jour, il faut choisir entre continuer à rafistoler ou repartir de zéro.
Pour ces logiciels métiers, le choix est clair : on maintient. Encore. Un peu plus longtemps.
Un monde d’avant
VB6, c’est une époque révolue du développement. Pour garder l’ensemble cohérent, tout tourne dans un environnement contrôlé via un serveur RDS. Mode terminal, accès à distance : un écran pour le RDS (l’ancien TSE), un autre pour les applications locales.
Concrètement, ça donne quoi au quotidien ?
La molette qui ne défile pas dans le code. Tu descends ligne par ligne avec les flèches.
Les points d’arrêt qui s’évaporent en fin de journée quand tu fermes l’application. Demain, tu recommences.
Des outils de débogage vintage, façon Windows 95. Nostalgie garantie.
La conception de formulaires directement dans le code. Pas d’aperçu visuel, tu codes à l’aveugle et tu testes après.
En gros, tu retournes 25 ans en arrière à chaque fois que tu ouvres l’IDE.
Ce que j’ai fait
Au menu :
Correction de bugs sur des fonctions de gestion de dates
Intégration de nouvelles demandes dans des formulaires et états existants
Maintenir le tout en attendant la future version de la solution métier
Rien de glorieux. Rien de spectaculaire. Juste du solide, du pragmatique, de la maintenance applicative pure et dure.
Pourquoi ça persiste
Parce que ça fonctionne. Parce que les utilisateurs connaissent leurs outils. Parce que le coût d’une refonte est astronomique comparé à quelques ajustements ponctuels.
Et surtout, parce que derrière le terme « legacy », il y a souvent des années de logique métier cristallisées dans du code que personne n’ose toucher.
Alors oui, VB6 en 2026, c’est étrange. Mais c’est aussi une réalité pour beaucoup d’entreprises qui font le choix du pragmatisme plutôt que de la modernité à tout prix.
La rat race, c’est cette compétition acharnée pour atteindre une réussite que d’autres tentent de nous ravir. Aujourd’hui, les acteurs de l’IA sont pris dans cette course folle. Et devinez quoi ? C’est vous le perdant.
Le problème avec cette course ? Elle laisse beaucoup de morts sur son passage. Si vous essayez de suivre aveuglément le rythme, vous risquez de vous y perdre aussi.
L’obsolescence programmée de l’IA
Faire évoluer votre solution IA régulièrement n’est pas une option, c’est une nécessité. Oui, l’IA permet d’en faire plus et plus vite. Mais voici la réalité : les solutions deviennent obsolètes rapidement. Aujourd’hui, la durée de vie d’un modèle est inférieure à un an.
Pensez-y. Un an. Le temps que vous maîtrisiez un outil, qu’il devienne vraiment efficace dans votre workflow, et hop… déjà dépassé.
La maintenance, ce parent pauvre
C’est là que la maintenance devient indispensable. Faire régulièrement le point sur vos solutions en place et les faire évoluer, c’est ce qui différencie une implémentation réussie d’un investissement perdu.
Trop d’entreprises lancent leurs projets IA avec enthousiasme, puis les abandonnent. Résultat ? Des outils sous-utilisés, des performances décevantes, et au final, une déception généralisée face à l’IA.
La vraie question n’est pas « quelle IA utiliser », mais plutôt « comment maintenir mes solutions IA pertinentes dans le temps ».
Vendredi, j’ai enfin réussi à joindre la personne responsable de l’installation du logiciel. Selon elle, compte tenu de la configuration de mon client et du nombre d’utilisateurs prévus, il faut prévoir au minimum 12 Go de mémoire vive, idéalement 24 Go.
Avec les 64 Go de RAM du HP MicroServer Gen11, je me disais que ce ne serait pas un problème. Mais quand j’ai arrêté la machine pour vérifier la mémoire disponible, j’ai eu une mauvaise surprise.
Le système consomme 24 Go de mémoire sans même qu’aucune VM ne soit démarrée. Cela me paraît énorme.
Après quelques recherches, j’ai trouvé le coupable : ZFS. En effet, le système de fichiers ZFS que j’utilise pour mon RAID logiciel consomme à lui seul au moins 20 Go de mémoire.
Soudain, les 64 Go de la configuration me semblent bien justes. Certes, il me reste de la place, mais si je soustrais les 25 Go utilisés par ZFS et Proxmox des 64 Go totaux, il ne me reste plus que 39 Go de RAM disponible.
Pour couronner le tout, j’ai enfin obtenu le prix d’une carte RAID compatible avec ce modèle : il faut compter au minimum 1 300 €.