Dans la majorité des cas, tu as un partenaire informatique qui fait beaucoup de choix à ta place, parfois en te déconseillant d’autres options possibles. Mais es-tu vraiment conscient des implications ?
L’exemple de la virtualisation : un séisme qui passe inaperçu
Prenons un cas concret : la virtualisation de ton serveur. Sais-tu qu’il y a eu des bouleversements majeurs en 2023 ? Et que l’impact va se faire sentir pendant les 5 prochaines années ?
Tout a commencé quand Broadcom a obtenu l’accord pour racheter VMware. Une valse des tarifs et des accords commerciaux s’en est suivie. Des procès sont encore en cours (comme celui d’Orange contre VMware/Broadcom), mais maintenant, la vision de ton avenir est certaine.
La réalité des chiffres
Lors du renouvellement de ton contrat, ton nouvel abonnement augmentera entre 800 et 1500 %, comme le rapportent les membres du CISPE dans leur rapport détaillé.
Certes, suivant le nombre de serveurs physiques que tu possèdes, le prix par serveur est à relativiser. Pour les PME à partir de 3 serveurs physiques, le prix a augmenté raisonnablement. En dessous, le prix devient exorbitant.
La vraie question
Vas-tu te poser la question du moteur de virtualisation lors de ta prochaine demande de remplacement de serveur ? Ou vas-tu simplement suivre ce que ton prestataire te propose par habitude ?
Les alternatives existent
Proxmox : l’option mature et méconnue
Proxmox est une solution open source qui a maintenant 20 ans d’existence et qui se porte très bien. Peu connue des prestataires, c’est pourtant un produit fiable avec du support disponible. À noter : la solution est européenne, ce qui ne gâche rien dans le contexte actuel.
Nutanix : pour les plus grandes structures
Nutanix existe, mais n’a pas vraiment de prestataires pour les petites PME (moins de 100 postes).
Et d’autres encore…
Il existe encore d’autres choix moins connus, mais pour lesquels il sera encore plus difficile de trouver un prestataire qui accepte de t’accompagner.
Le dernier rebondissement
PS : Broadcom, afin de ne pas perdre son vivier de clients, a relancé la version gratuite de VMware. Un geste commercial… ou un aveu ?