VB6 : Retour vers le futur (et pourquoi ça marche encore)

Trois mois sur du Visual Basic 6. Oui, tu as bien lu : VB6.

Sorti en 1998, fin de vie annoncée en 2008, et pourtant… toujours là, bien vivant dans des applications métier qui tournent quotidiennement dans des entreprises. Parce que oui, c’est parfois moins cher de maintenir que de tout reconstruire.

Le dilemme des applications sur-mesure

C’est l’éternel débat : l’application développée spécifiquement pour toi est plus efficace, plus performante pour tes besoins précis. Mais elle vieillit. Et un jour, il faut choisir entre continuer à rafistoler ou repartir de zéro.

Pour ces logiciels métiers, le choix est clair : on maintient. Encore. Un peu plus longtemps.

Un monde d’avant

VB6, c’est une époque révolue du développement. Pour garder l’ensemble cohérent, tout tourne dans un environnement contrôlé via un serveur RDS. Mode terminal, accès à distance : un écran pour le RDS (l’ancien TSE), un autre pour les applications locales.

Concrètement, ça donne quoi au quotidien ?

La molette qui ne défile pas dans le code. Tu descends ligne par ligne avec les flèches.

Les points d’arrêt qui s’évaporent en fin de journée quand tu fermes l’application. Demain, tu recommences.

Des outils de débogage vintage, façon Windows 95. Nostalgie garantie.

La conception de formulaires directement dans le code. Pas d’aperçu visuel, tu codes à l’aveugle et tu testes après.

En gros, tu retournes 25 ans en arrière à chaque fois que tu ouvres l’IDE.

Ce que j’ai fait

Au menu :

  • Correction de bugs sur des fonctions de gestion de dates
  • Intégration de nouvelles demandes dans des formulaires et états existants
  • Maintenir le tout en attendant la future version de la solution métier

Rien de glorieux. Rien de spectaculaire. Juste du solide, du pragmatique, de la maintenance applicative pure et dure.

Pourquoi ça persiste

Parce que ça fonctionne. Parce que les utilisateurs connaissent leurs outils. Parce que le coût d’une refonte est astronomique comparé à quelques ajustements ponctuels.

Et surtout, parce que derrière le terme « legacy », il y a souvent des années de logique métier cristallisées dans du code que personne n’ose toucher.

Alors oui, VB6 en 2026, c’est étrange. Mais c’est aussi une réalité pour beaucoup d’entreprises qui font le choix du pragmatisme plutôt que de la modernité à tout prix.

A suivre…

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