Catégorie : DSI

  • Monopole de Microsoft dans Windows : une touche, un seul écosystème

    Est-ce que vous êtes comme moi ? J’ai de plus en plus l’impression que Microsoft n’intègre que ses propres solutions dans Windows.

    Prenez la touche Copilot : impossible de l’attribuer au logiciel de mon choix. Windows accepte de la réaffecter, mais seulement à une application empaquetée et signée au format de Microsoft. Une touche entière du clavier, réservée à son écosystème.

    Et je ne parle pas des publicités dans Windows, ni de ces annonces dans le menu Démarrer : autant de petites choses qui polluent la journée de travail.

    Microsoft avance ses pions, écran après écran. Mais qui peut encore lui imposer une ouverture ?

    Sources

  • Combien de temps garder ses sauvegardes ? Je n’ai pas la réponse

    Aujourd’hui, une maintenance m’a fait gagner 40 Go. Bonne nouvelle. Sauf qu’une question m’est restée en tête : faut-il attendre un an pour retrouver ces 40 Go sur le serveur de sauvegarde ?

    Mon réglage par défaut

    Je gère les sauvegardes de mes clients, et par défaut je règle la conservation selon la méthode dite « grand-père, père, fils », sur un an :

    • une sauvegarde vieille d’un an ;
    • une sauvegarde par mois sur l’année ;
    • une par semaine sur 4 semaines ;
    • une par jour sur les 7 derniers jours ;
    • et la dernière sauvegarde de la journée.

    C’est le classement des archives d’une petite entreprise : les dossiers récents à portée de main, quelques repères plus anciens pour revenir en arrière. L’ANSSI ne dit pas autre chose : dans son guide sur la sauvegarde, elle donne comme exemple 15 jours de sauvegardes journalières, 1 an de mensuelles et 5 ans d’annuelles.

    Avec Active Backup de Synology, la déduplication fait le reste.

    Sur cet exemple, le gain atteint presque 7 To pour 14 postes sauvegardés. Ça marche très bien. Mais mes 40 Go libérés me ramènent toujours à la même question : combien de temps garder ce qui ne sert plus aujourd’hui, mais pourrait servir demain ?

    L’ERP, ou le registre qui n’a plus ses dernières pages

    Prenons l’ERP, sauvegardé en entier deux fois par jour. Je garde la sauvegarde de midi 7 jours, celle du soir pendant des mois.

    Reste la vraie question : en cas d’incident, laquelle restaurer ? Revenir à une vieille sauvegarde de l’ERP, c’est reprendre un registre de commandes auquel il manque les dernières pages.

    Je l’ai vécu. Et au final, le prestataire a jugé plus intéressant d’extraire les données de la base SQL endommagée que de restaurer la version intacte, qui avait une semaine. Une sauvegarde saine mais vieille d’une semaine valait moins qu’une base abîmée mais à jour.

    Le ransomware change la donne

    Face à un ransomware, il faut au minimum 30 jours de conservation : c’est ce que recommandent beaucoup d’éditeurs de sécurité, parce que l’intrusion peut être bien plus ancienne que l’attaque visible.

    Les chiffres leur donnent raison. Mandiant, qui enquête sur les intrusions dans le monde entier, mesure 11 jours en médiane entre l’entrée d’un attaquant et sa découverte en 2024, et 26 jours quand c’est un tiers qui donne l’alerte. Pendant ce temps, vos sauvegardes enregistrent tranquillement un système déjà compromis.

    D’où un second piège, que l’ANSSI signale : une sauvegarde peut contenir les implants de l’attaquant. Restaurer, c’est parfois réinstaller la porte dérobée avec le reste.

    Le nombre de versions

    Il existe une autre façon de régler la conservation : au lieu d’une durée, on fixe un nombre de versions à garder. Très pratique pour les fichiers bureautiques. Inutilisable pour l’ERP : chaque jour est une nouvelle version, et dix versions ne font que dix jours.

    C’est la différence entre garder les corrections successives d’un devis et conserver l’activité quotidienne de l’entreprise. Ce n’est pas le même usage.

    Alors, quelle durée ?

    Il n’y a pas de réponse simple. Elle dépend de ce que contient la sauvegarde et de l’usage que j’en attends. Mon réglage par défaut tient la route, mais ces situations me poussent à le remettre en question, client par client.

    Une seule certitude, que l’ANSSI écrit noir sur blanc : les sauvegardes doivent être testées régulièrement. Je vous le rappelle à ma façon : une sauvegarde qui n’est pas testée n’est pas une sauvegarde, c’est une prière.

    Sources

  • VB6 : fin de mission sur un langage qu’on n’attendait plus

    Faut-il remplacer un outil qui vieillit, mais qui fait encore le travail ? Je viens de boucler trois mois de maintenance sur des logiciels métiers écrits en VB6. Et cette question ne m’a pas lâché.

    Petit rappel : le VB6 est sorti en 1998, et Microsoft a arrêté le support de son outil de développement le 8 avril 2008. Dix-huit ans plus tard, les applications tournent toujours : Windows 11 les exécute encore. Obsolète ? Oui, clairement. Mais continuer à les maintenir coûte moins cher que d’en développer une nouvelle. C’est la vieille machine du petit atelier : tant qu’elle tourne et qu’on sait la régler, on l’entretient plutôt que de la remplacer.

    C’est tout le dilemme du logiciel fait sur mesure. Il colle à votre façon de travailler, comme un aménagement sur mesure dans une boutique : plus efficace, plus performant. Mais il faut le faire évoluer, et un jour le refaire.

    Bienvenue dans une autre époque

    Travailler en VB6, c’est changer d’ère. Pour garder un système cohérent, les applications métiers tournent dans un environnement contrôlé, sur un serveur RDS. Chaque collaborateur travaille donc au quotidien en bureau à distance : un écran pour le RDS (l’ex-TSE), un écran pour les applications locales. Deux postes côte à côte, comme le comptoir et l’arrière-boutique.

    Côté maintenance, le saut de génération se sent dans les gestes les plus simples :

    • la molette qui refuse de faire défiler le code ;
    • les points d’arrêt qui s’évaporent le soir, dès qu’on ferme l’application ;
    • des outils de débogage tout droit sortis de la belle époque de Windows 95 ;
    • des formulaires dessinés dans le code, sans éditeur visuel ;
    • et j’en passe.

    Le bilan

    Trois mois plus tard : des bugs corrigés dans des fonctions de gestion des dates, de nouvelles demandes intégrées dans les formulaires et les états. De quoi tenir avec l’existant, le temps que la nouvelle version de la solution métier arrive.

    Sources

  • Le Vibe Coding : quand la rapidité cache une faille

    Il y a un an, une association sportive savoyarde cherchait à refaire son site web. Un prestataire arrive avec une démo impressionnante et un prix imbattable. Le conseil d’administration est conquis. Personne ne pose de questions sur le RGPD ou l’hébergement des données.

    Septembre arrive. Le site d’inscription fonctionne. Puis les premiers retours tombent : pourquoi la photo est-elle obligatoire ? Et pourquoi le système refuse-t-il certaines images ?

    L’association demande au prestataire de corriger ce détail. Réponse : « Il faut régénérer l’intégralité du site. Ça fera l’objet d’une prestation complémentaire. » Pire encore, la nouvelle version oublie des corrections précédemment validées.

    L’association ne comprend pas. Ils veulent juste rendre la photo optionnelle.

    Le Vibe Coding en trois éléments

    Le prestataire a utilisé une solution de vibe coding pour générer l’application. Cette approche permet de créer des interfaces rapidement, avec un look moderne et séduisant.

    Pour créer une application en vibe coding, vous combinez trois éléments : un éditeur d’application, une version d’IA générative, et un ou plusieurs prompts.

    À qui appartiennent les prompts ?

    Voici le piège. Pour générer votre application, le prestataire a créé un prompt basé sur vos échanges. Ensuite, ce prompt a été enrichi des modifications et corrections demandées lors des réunions de validation.

    Au final, votre application, c’est un prompt initial et une série de prompts correctifs. Sans ces éléments, impossible de maintenir l’application. Et si l’IA change de version, la génération sera forcément différente.

    Même prompt, résultats différents. Même demande, applications différentes.

    Les risques réels

    Sauf paramétrage particulier, une IA ne donne jamais la même réponse à la même question. Les changements de version génèrent des résultats différents. La maintenance devient pratiquement impossible au bout de trois mois. Une nouvelle génération complète devient plus efficace qu’une correction.

    Être informé pour décider

    Le vibe coding est parfait pour créer des maquettes rapidement et vérifier que le concept fonctionne. Faire une correction dans la maquette ne demande plus des heures de travail de développeurs débordés, mais un simple prompt (attention, « simple » signifie souvent plus d’une page de texte pour un prompt professionnel).

    Que des entrepreneurs vendent des créations d’applications ou de sites web avec le vibe coding n’est pas le problème. Mais ils ont le devoir de vous avertir des technologies mises en œuvre pour que vous compreniez la durée de vie réelle de votre produit.

    N’oubliez jamais : ce que vous demandez à une IA sur internet est utilisé pour l’entraîner et progresser.

    L’association a finalement décidé de conserver cette version pendant l’année et de prévoir une refonte complète pour l’année suivante.

    A suivre…

  • L’installation silencieuse de GLPI Agent : quand la doc ne suffit pas

    Parfois, l’informatique c’est comme résoudre une énigme. On suit la documentation, on tape la commande, et… rien. Absolument rien.

    C’est exactement ce qui m’est arrivé avec l’installation silencieuse de GLPI Agent.

    Le problème de départ

    J’avais besoin d’installer GLPI Agent sur plusieurs postes. L’idée : créer un script qui télécharge l’exécutable depuis Github et lance l’installation en mode silencieux. Simple, non ?

    Première tentative, en suivant la documentation :

    \\serveur\Info\GLPI-Agent-1.7-x64.msi /quiet TAG=tag SERVER=http://192.168.a.b:8769 RUNNOW=1
    

    Résultat : rien. Zéro. Le fichier MSI reste là, inerte.

    Première correction : ajouter msiexec

    Après quelques recherches, je réalise qu’il faut utiliser msiexec /i pour lancer l’installation :

    msiexec /i \\serveur\Info\GLPI-Agent-1.7-x64.msi /quiet TAG=tag SERVER=http://192.168.a.b:8769 RUNNOW=1
    

    Nouvel essai. Toujours rien.

    La solution : les guillemets qui changent tout

    C’est sur un forum que je trouve la réponse. Il faut mettre l’adresse du serveur entre guillemets doubles :

    msiexec /i \\serveur\Info\GLPI-Agent-1.7-x64.msi /quiet TAG=tag SERVER="http://192.168.a.b:8769" RUNNOW=1
    

    Et là, magie. Ça fonctionne.

    Ce que j’ai appris

    Trois leçons de cette expérience :

    La documentation ne suffit pas toujours. Même officielle, elle peut omettre des détails cruciaux.

    Les guillemets comptent. Surtout quand il y a des caractères spéciaux comme les deux-points dans une URL.

    Les forums sont précieux. Quelqu’un a déjà rencontré votre problème. Et l’a probablement résolu.

    L’informatique, c’est souvent une succession de petits ajustements jusqu’à ce que ça marche. L’important c’est de documenter ces découvertes pour les autres.

    Il me reste maintenant une question : GLPI comment mettre à jour l’agent automatiquement sur un parc distant ?

    A suivre…

  • Pourquoi le mind mapping est devenu indispensable dans mon quotidien

    Pourquoi le mind mapping est devenu indispensable dans mon quotidien

    Pourquoi le mind mapping est devenu mon couteau suisse mental

    Vous avez déjà cette sensation d’avoir plein d’idées en tête, mais impossibles à organiser proprement ? Des concepts qui se mélangent, des formations qui s’empilent, des projets qui partent dans tous les sens…
    Moi, j’ai trouvé la parade depuis longtemps : le mind mapping. Et franchement, ça m’a changé la vie.

    Un métier rempli de concepts… pas toujours limpides

    Dans mon boulot, je manipule des notions parfois abstraites, techniques ou stratégiques, qui ne sont pas toujours simples à assimiler du premier coup.
    Du coup, dès que je suis une formation (commerciale, technique ou même lors d’une conférence), je dégaine systématiquement une mind map.

    Pourquoi ? Parce que ça permet de :

    • Structurer l’info autour d’un point central
    • Visualiser les liens entre les idées
    • Déployer la réflexion sans jamais perdre le fil

    Bref, c’est clair, lisible, et ça imprime beaucoup mieux dans le cerveau.

    Certifications, projets, produits : même combat

    Quand je prépare une certification, même méthode.
    Je pars souvent de la mind map de la formation, puis j’enrichis : j’ajoute mes connaissances, mes rappels, mes zones de flou. Résultat ? Une vue d’ensemble ultra efficace pour réviser.

    Idem pour un projet ou un produit.
    Je commence toujours par une mind map pour poser les bases, explorer les pistes, organiser les briques. Et à la fin, petit bonus bien pratique : export en Markdown, direction Obsidian pour retravailler, affiner et passer à l’action.
    Pratique, non ?

    Papier ? Très peu pour moi

    Je n’ai jamais utilisé le mind mapping sur papier.
    Depuis les débuts de MindManager version 1, je suis resté 100 % numérique. J’ai fini par l’abandonner quand les tarifs ont explosé, pour passer sur XMind v6 en version gratuite à l’époque.

    Aujourd’hui, j’utilise la version payante de XMind, et elle fait clairement le job.

    Pourquoi XMind et pas autre chose ?

    Déjà, parce que je peux bosser sur mes cartes :

    • Depuis mon poste
    • Depuis ma tablette
    • Via un partage iCloud

    Je n’utilise pas le stockage XMind, tout est chez Apple, maîtrisé, tranquille.

    Les versions de XMind à connaître

    XMind existe aujourd’hui en deux grandes déclinaisons :

    • La version courante (anciennement Zen)
      → Une version gratuite limitée en nombre de cartes (oui, c’est nouveau…)
    • La version gratuite 8.9, toujours dispo
      → Téléchargeable ici

    Installation rapide sous Windows

    Via Chocolatey, c’est réglé en deux commandes :

    Pour la version classique :

    choco install xmind
    
    

    Pour la version récente :

    choco install xmind-2020
    
    

    Juste ça, et c’est parti.

    Cerise sur le gâteau : les cartes liées

    Depuis les dernières versions, on peut enfin créer des cartes liées.
    Concrètement, ça change tout.

    Exemple perso :
    En début d’année, je crée une carte “stratégie annuelle”, avec des onglets vers :

    • Projets
    • Améliorations
    • Marketing
    • Organisation interne

    Chaque sujet a sa propre carte, tout en restant connecté à la vision globale. Ça fait le thé, comme on dit.

    En résumé

    Le mind mapping, c’est :

    • Un outil de compréhension
    • Un accélérateur de mémorisation
    • Un allié indispensable pour structurer idées, projets et connaissances

    Si vous ne l’avez jamais vraiment intégré dans votre workflow, testez. Vous risquez de ne plus pouvoir vous en passer.

  • Mesurer vraiment la vitesse de tes disques

    Mesurer vraiment la vitesse de tes disques

    Après des mois de tests, j’ai abandonné CrystalDiskMark.

    Diskspd de Microsoft fait mieux le travail. Le résultat est moins joli à regarder, mais les chiffres sont plus proches de la réalité. Et au final, c’est ce qui compte.

    L’installation en 30 secondes

    Ouvre PowerShell et colle ça :

    $client = New-Object System.Net.WebClient
    $client.DownloadFile("https://github.com/Microsoft/diskspd/releases/latest/download/DiskSpd.zip","$env:temp\DiskSpd-download.zip")
    Expand-Archive -LiteralPath "$env:temp\DiskSpd-download.zip" C:\DISKSPD
    cd \diskspd\amd64
    

    C’est fait. Maintenant tu peux mesurer.

    Le test de base

    Voici ma commande pour un test rapide et représentatif :

    
    
    ## Pour SQL Server
    
    Si tu as un serveur SQL, les tests changent. Le disque des logs et celui des données tempdb ont des besoins différents.
    
    ### Disque pour les logs de transaction
    ```
    .\diskspd -b60K -d60 -h -L -o32 -t4 -s -w100 -c1G f:\diskspdtest\io.dat > ..\Log-DiskF.txt
    ```
    
    100% d'écritures séquentielles. C'est exactement ce que fait SQL avec ses logs.
    
    ### Disque pour tempdb
    ```
    .\diskspd -b512K -d120 -h -L -o32 -t4 -si -w100 -c1G f:\diskspdtest\io.dat > ..\Temp-DiskF.txt
    ```
    
    Des blocs plus gros, un test plus long. Tempdb travaille différemment.
    
    ### Test de lecture pure
    ```
    .\diskspd -b2M -d60 -o32 -h -L -t4 -W -w0 f:\diskspdtest\io.dat > ..\Read-DiskF.txt
    

    Sur mon poste avec un NVMe, ça donne des résultats qui correspondent à ce que je vois vraiment quand je travaille.

    Décoder les paramètres

    Le truc avec diskspd, c’est que chaque paramètre compte. Voici ce que j’utilise :

    -b : Taille de bloc (ici 4K, parfait pour SQL Server)
    -d : Durée en secondes (30-60 secondes suffisent)
    -o : Profondeur de file d’attente par thread
    -t : Nombre de threads
    -h : Désactive les caches (essentiel pour tester vraiment)
    -r : Test aléatoire (sinon c’est séquentiel)
    -w : Pourcentage d’écritures (25 = 25% écritures, 75% lectures)
    -Z : Taille du tampon avec données aléatoires
    -L : Capture la latence (indispensable)
    -c : Crée le fichier de test

    N’oublie pas de créer ton dossier de test sur chaque disque :

    md f:\diskspdtest 
    

    Pour SQL Server

    Si tu as un serveur SQL, les tests changent. Le disque des logs et celui des données tempdb ont des besoins différents.

    Disque pour les logs de transaction

    .\diskspd -b60K -d60 -h -L -o32 -t4 -s -w100 -c1G f:\diskspdtest\io.dat > ..\Log-DiskF.txt
    

    100% d’écritures séquentielles. C’est exactement ce que fait SQL avec ses logs.

    Disque pour tempdb

    .\diskspd -b512K -d120 -h -L -o32 -t4 -si -w100 -c1G f:\diskspdtest\io.dat > ..\Temp-DiskF.txt
    

    Des blocs plus gros, un test plus long. Tempdb travaille différemment.

    Test de lecture pure


    .\diskspd -b2M -d60 -o32 -h -L -t4 -W -w0 f:\diskspdtest\io.dat > ..\Read-DiskF.txt

    Blocs de 2MB, zéro écriture. Les valeurs de write seront à 0, c’est normal.

    Ce qui compte vraiment

    Il existe des centaines de combinaisons possibles. Le secret ? Tester ce qui correspond à ton usage réel.

    Veeam a ses propres tests pour la sauvegarde. SQL Server a ses patterns spécifiques. Ne teste pas au hasard : teste ce que tu fais vraiment.

    Deux exemples du terrain

    VMware avec une carte RAID mal configurée

    Avant : performances catastrophiques


    Après : multiplication par 10

    C’est énorme. Mais ça montre surtout qu’une mauvaise config coûte cher.

    Proxmox avec RAID ZFS

    Mon HP MicroServer Gen11. Serveur de préparation, quasi inactif. Pourtant, deux tests diskspd ont suffi pour charger le système.

    Par contre en échange d’une charge processeur

    Comprendre la latence

    Je m’inspire de Paul Randal pour interpréter les résultats :

    • Excellent : < 1ms
    • Très bon : < 5ms
    • Bon : 5-10ms
    • Médiocre : 10-20ms
    • Mauvais : 20-100ms
    • Catastrophique : 100-500ms

    La latence, c’est ce que tes utilisateurs ressentent. Les IOPS impressionnent sur les fiches techniques, mais la latence tue l’expérience.


    Sources

  • Êtes-vous encore acteur de vos choix IT ?

    Dans la majorité des cas, tu as un partenaire informatique qui fait beaucoup de choix à ta place, parfois en te déconseillant d’autres options possibles. Mais es-tu vraiment conscient des implications ?

    L’exemple de la virtualisation : un séisme qui passe inaperçu

    Prenons un cas concret : la virtualisation de ton serveur. Sais-tu qu’il y a eu des bouleversements majeurs en 2023 ? Et que l’impact va se faire sentir pendant les 5 prochaines années ?

    Tout a commencé quand Broadcom a obtenu l’accord pour racheter VMware. Une valse des tarifs et des accords commerciaux s’en est suivie. Des procès sont encore en cours (comme celui d’Orange contre VMware/Broadcom), mais maintenant, la vision de ton avenir est certaine.

    La réalité des chiffres

    Lors du renouvellement de ton contrat, ton nouvel abonnement augmentera entre 800 et 1500 %, comme le rapportent les membres du CISPE dans leur rapport détaillé.

    Certes, suivant le nombre de serveurs physiques que tu possèdes, le prix par serveur est à relativiser. Pour les PME à partir de 3 serveurs physiques, le prix a augmenté raisonnablement. En dessous, le prix devient exorbitant.

    La vraie question

    Vas-tu te poser la question du moteur de virtualisation lors de ta prochaine demande de remplacement de serveur ? Ou vas-tu simplement suivre ce que ton prestataire te propose par habitude ?

    Les alternatives existent

    Proxmox : l’option mature et méconnue

    Proxmox est une solution open source qui a maintenant 20 ans d’existence et qui se porte très bien. Peu connue des prestataires, c’est pourtant un produit fiable avec du support disponible. À noter : la solution est européenne, ce qui ne gâche rien dans le contexte actuel.

    Nutanix : pour les plus grandes structures

    Nutanix existe, mais n’a pas vraiment de prestataires pour les petites PME (moins de 100 postes).

    Et d’autres encore…

    Il existe encore d’autres choix moins connus, mais pour lesquels il sera encore plus difficile de trouver un prestataire qui accepte de t’accompagner.

    Le dernier rebondissement

    PS : Broadcom, afin de ne pas perdre son vivier de clients, a relancé la version gratuite de VMware. Un geste commercial… ou un aveu ?

  • DSI – Proxmox ZFS mauvaise surprise

    DSI – Proxmox ZFS mauvaise surprise

    Vendredi, j’ai enfin réussi à joindre la personne responsable de l’installation du logiciel. Selon elle, compte tenu de la configuration de mon client et du nombre d’utilisateurs prévus, il faut prévoir au minimum 12 Go de mémoire vive, idéalement 24 Go.

    Avec les 64 Go de RAM du HP MicroServer Gen11, je me disais que ce ne serait pas un problème. Mais quand j’ai arrêté la machine pour vérifier la mémoire disponible, j’ai eu une mauvaise surprise.

    DSI - Proxmox ZFS mauvaise surprise - 1.png

    Le système consomme 24 Go de mémoire sans même qu’aucune VM ne soit démarrée. Cela me paraît énorme.

    Après quelques recherches, j’ai trouvé le coupable : ZFS. En effet, le système de fichiers ZFS que j’utilise pour mon RAID logiciel consomme à lui seul au moins 20 Go de mémoire.
    DSI - Proxmox ZFS mauvaise surprise - 2.png

    Soudain, les 64 Go de la configuration me semblent bien justes. Certes, il me reste de la place, mais si je soustrais les 25 Go utilisés par ZFS et Proxmox des 64 Go totaux, il ne me reste plus que 39 Go de RAM disponible.

    Pour couronner le tout, j’ai enfin obtenu le prix d’une carte RAID compatible avec ce modèle : il faut compter au minimum 1 300 €.

    Source

    https://pve.proxmox.com/wiki/ZFS_on_Linux#sysadmin_zfs_limit_memory_usage